Leadership • Language • Justice • Purpose

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Tag: leadership

  • Leadership et idée: la force du livre.

    Je reprends ici une note de l’UNESCO à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui nous invite à réfléchir sur le livre dans une double dimension :  “objet et idée”.  Comme objet de par sa forme matérielle et comme idée de par son  contenu immatériel, le livre, selon l’UNESCO,  exprime la pensée d’un auteur et prend  un sens dans l’imagination du lecteur.

    “La lecture est une conversation privée du lecteur avec l’auteur”.  Et l’UNESCO souligne que le ” livre représente le partage. Partage de l’expérience, des connaissances, de l’intelligence du monde dans le temps et l’espace”.

    Le  livre constitue  le mode de dialogue le plus efficace qui soit entre les individus, au sein des communautés, entre les générations et avec les autres sociétés, selon l’UNESCO.

    C’est un outil de dialogue unique qui doit être protégé, déclare  la note de l’UNESCO qui indique d’autre part qu’il est de sa  responsabilité  “d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible, tout en préservant ces valeurs et ces formes d’expression que nous partageons et que nous chérissons. Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées”.

    “Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. Ses retombées seront profondes et durables”.

    Ce changement suscite aussi de vifs débats sur les forces et les faiblesses des différents types de produits, la nature du droit d’auteur aujourd’hui, le rôle des bibliothèques face au savoir en ligne, la signification du concept d’auteur à l’ère des blogs et des wikis.

    “Nous devons analyser ces débats complexes. L’UNESCO est en première ligne. Le thème du deuxième Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, qui se tiendra en juin à Monza (Italie), ne pouvait être plus à propos : « Le livre demain : le futur de l’écrit »”.

    “Les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires et de les faire parler. Ce sont les meilleurs messagers de la tolérance. De vibrants signes d’espoir. Les livres sont les piliers des sociétés libres et ouvertes”.

    “Nous devons les protéger. Nous devons rendre leur richesse accessible aux 800 millions d’adultes qui ne maîtrisent pas encore la lecture. Nous devons étudier sous tous leurs aspects les transformations qu’ils connaissent aujourd’hui. Ils sont les promesses auxquelles nous nous rallions en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur’, précise cette note de l’UNESCO.

  • Leadership, jobs et insertion dans la chaine de Production globale

    Haïti doit prouver son leadership pour créer des emplois et s’insérer dans la chaine globale de production (global supply chain). C’est, je crois, le principal enjeu du moment qui appelle au leadership personnel et organisationnel des nouvelles autorités élues, de ceux qui ont failli réussir, de la presse , du secteur privé des affaires, de vous qui lisez ce blog et moi-même.

    La question qui doit dominer nos débats est: comment créer des milliers d’emplois pour des jeunes du pays dans un monde globalisé, plus compétitif  et plus coopératif? C’est une question à l’ordre du jour dans la quasi majorité des pays du monde. Aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et surtout en Amérique latine: la crise des sans emplois (jeunes et moins jeunes) est une préoccupation majeure.

    Dans notre cas, nous devons prouver au monde que nous avons renoué avec la statibilité et nous sommes prêts à reprendre notre place dans la chaine globale de production.

    Dans le contexte global de production qui donne lieu à la production coopérative dans plusieurs pays en temps réel, l’instabilité (conflits internes, crise politique, guerre, désastre naturel) peut conduire à une mise à l’écart de ce pays qui n’est pas certain de livrer à temps sa part de production.

    Les grandes compagnies comme Dell, Apple, GE, Mc Donald et autres etc ont des opérations simultanées dans plusieurs pays pour la production finale d’un même produit. Un ordinateur Dell est conçu aux USA, dessiné en Inde, avec des semi conducteurs made in Taiwan, des motherborads de Singapour et le montage final en Chine. Le tout assemblé pour un client qui doit le recevoir dans 3-4 jours  en Floride ou à Los Angeles.

    Voilà pourquoi maintenant les leaders des entreprises sont devenus de véritables chancelliers et hommes politiques qui s’assurent que la machine de production est bien huilée et marche sans friction (friction free). C’est ce qui explique aussi des pays qui sont en conflits ouvert comme Taiwan-Chine, Inde- Pakistan arrivent à s’enetendre et évitent la guerre à cause des intérêts supranationanaux existant de part et d’autre.

    Haiti a perdu sa place dans cette chaine globale de production avec des crises internes qui laissent le pays comme étant “incertain”. L’embargo et les désastres naturels sont venus alourdir ce fardeau.

    La révolution des jeunes est en cours. Elle a sa mise en oeuvre en Tunisie, Egypte… En Haïti, elle s’est montrée d’un autre genre avec le raz-marée Tèt Kale. Mais, il y’a un dénominateur commun: c’est le manque d’emplois et le chômage des jeunes. Ce qui peut basculer à d’autres chaines de production globale  comme les cartels de la drogue.

    Dans ce sens, Haïti a pu bénéficier pendant ces dernières années, du déplacement géopolitique de la production et de la distribution de la drogue. La route Colombie-Jamaïque-Haïti-USA est remplacée par la voie mexicaine sur la frontière Ouest des USA.

    Au Mexique, c’est la guerre déclarée pour le contrôle des régions frontalières avec les USA par les cartels de la drogue. Plus de 30 mille personnes ont été assassinés pendant les 4 dernières années.

    Les jeunes qui sont sans études, sans emplois et sans espoir sont le plus souvent embrigadés dans des cartels qui assurent la chaine de production et de distribution globale des stupéfiants et de toute l’économie souterraine qui s’y est associée.

    Pour faire face au défi du chômage des jeunes, un gouverneur d’un état du Mexique propose le service militaire payé  pour enlever les jeunes de la rue, leur donner un salaire et d’avoir accès à des programmes d’éducation.

    Ces jeunes passeront  en moyenne 3 ans de service militaire et certains d’entre eux pourraient même avoir l’opportunité de faire une carrière permanente dans l’armée.

    J’ai suivi une interview du président élu Martelly au Miami herald et répondant à une question sur la création d’emplois, il a fait référence au retout de l’armée comme source de création d’emplois.

    Je crois que c’est notre plus grand défi: la création d’emplois et nous ré-insérer dans la chaine globale de production des biens et services.

  • Leadership, défaite et victoire!

    C’est l’écrivain anglais  Rudyard Kipling,  dans son poème  classique  Si…, qui nous apprend à recevoir d’un même front nos défaites et nos victoires. Dans notre quête de leadership  de  V.I.E  ( Vivre Intentionnellement vers l’Excellence),  il y’a lieu d’apprendre que l’échec  n’est jamais fatal et la victoire n’est jamais finale.
    Nous pouvons  tirer avantage et avoir la bonne  attitude dans l’une ou l’autre situation. La victoire  est contemplative  mais peut être destructrice. L’échec  est déprimant mais peut être créateur de force  et de courage.
    Orrin Woodward, 7ème top  guru au palmarès du leadership global, enseigne que l’acte du  leadership  doit conduire le leader à apprendre  beaucoup plus de  ses échecs et aussi à rester humble tout en célébrant  ses victoires.
    Il est facile d’avoir la bonne attitude quand on gagne. Ce qui est bien. Mais, il est une grande candeur de manisfester sa bonne attitude qunad on perd.
    Il n’y a rien de mal à l’échec.  Au contraire, il  peut  nous rapprocher de notre idéal de vie.  C’est même une occasion d’apprentissage, d’introspection et la vraie place de l’humilité.
    Quand on pense qu’on sait et quand on affirme qu’on a fait des études, on perd l’opportunité d’apprendre. Il y’a toujours plus à apprendre  que ce que l’on croit savoir.
    Ce qui me ramène à l’esprit une petite  histoire. Un homme de lettres qui voulait traverser une petite ile loue les services d’une barque à voile. Au beau milieu de la traversée, l’académicien s’adresse au passeur lui demandant s’il sait lire. Le conducteur répond non. « Ah tu ne sais pas lire, mon cher, c’est comme si tu perds les trois quarts de ta vie ». Au même moment, un vent soufle. Et notre passeur de demander au professeur : « Monsieur, vous savez nager ? Celui-ci répond non. Et bien vous allez perdre toute votre vie.

    Le philosophe Socrates  affirmait un seul savoir: « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ». Et Thomas Jefferson, tout suite après avoir rédigé, l’acte de l’indépendance américaine, répondant à un commentaire positif d’un constituant  lui disant être supérieur aux autres, affirmait: « tout homme m’est supérieur en quelque  point, parce qu’il sait quelque chose  que je ne sais pas ».
    La bonne attitude face à l’échec  c’est de reconnaitre son échec, d’apprendre la leçon et mieux se préparer à l’avenir.
    La bonne attitude face à la victoire  c’est  de ne pas se reposer sur ses lauriers, de continuer à apprendre ,  d’éviter l’ arrogance et mieux performer la prochaine fois.
    Dans l’un ou l’autre cas,  l’apprentissage est permanent. Celui qui apprend le plus améliore ses performances et obtient de meilleurs résultats.
    Et quand dans une communauté, une société,  un pays, une famille, une entreprise, l’accent est mis sur l’apprentissage et la bonne attitude, cette communauté  s’améliore  avec de meilleurs gagnants  et de meilleurs perdants.  Le tout au bénéfice  de la communauté qui devient plus riche et plus prospère.

    Roosevelt Jean-Francois

    http://www.rooseveltjf.wordpress.com

     

     

  • Leadership & Croissance : l’exemple de la Corée du Sud !

    Au Magazine Investir, mon ami Kesner Pharel invitait à  discuter  de la nécessite d’une nette hausse des investissements privés et publics dans l’économie haïtienne au cours des prochaines années pour assurer une croissance soutenue, de façon à faciliter une forte création d’emplois et améliorer les conditions de vie de la population.

    J’ai lu les 80 réactions sur Facebook et j’en profite pour partager quelques réflexions sur mon leadership blog en partageant avec vous un vidéo extraordinaire sur l’exemple de la Corée du Sud comme exemple de créateur de croissance exceptionnelle et  de créateur de richesse.

    C’est un thème intéressant.  Je crois que L’Etat devait investir dans 3 secteurs: éducation, innovation et infrastructure. Les petites et moyennes entreprises devaient être la base des investissements privés. Il faut un objectif de croissance de 10% l’an pour les 15 prochaines années  et la création de plus d’un millions de jobs créateurs de valeur ajoutée et de compétitivité globale.

    Mais, il y’a des défis: à court terme l’inflation importée avec l’envolée des cours du pétrole (105$ le baril aujourd’hui) et l’augmentation des prix des denrées alimentaires. A long terme: la faiblesse des structures de production et surtout la grande faiblesse du capital humain et des ressources humaines disponibles.

    Dans mes cours de leadership de global, j’ai appris à suivre l’exemple des autres. Et en ce sens, l’exemple de la Corée du Sud comme créateur de croissance soutenue est un exemple à suivre.

    Un professeur de macro économie cité dans ce vidéo que je vous invite à regarder, à prendre des notes et à discuter avec des amis, a déclaré pour tenir un pays développé, il fallait un minimum de 100 ans. Il y’a 2 exceptions à cette règle au 20ème siècle : la Corée du Sud et l’Israël.

    Je partage avec vous ce vidéo sur le miracle sud Coréen avec l’explosion et la réussite d’une entreprise privée Samsung qui a commencé en 1938 comme une petite boutique vendant du sucre et du riz.

    Mais les valeurs de base de son fondateur étaient profondes. Samsung : devenir grand, devenir  fort et durer éternellement.

    Ce qui compte, c’est l’éducation et le savoir. L’emprise de l’entreprise sur la vie des ses salariés est totale. Une entreprise toujours prête au changement. En perte de vitesse face à la montée des smartphones, le Président de Samsung appelle la compagnie à la « révolution du tout ». Il faut « changer tout : sauf vos femmes et vos enfants », dit-il.

    40,000 chercheurs des centres de recherche de Samsung se mettent à la tache jour et nuit. Samsung Digital se fait entendre avec son propre moteur de recherche (pour faire face à Google), son propre réseau social (pour faire face à Facebook).

    Et s’ajoutent, Samsung assurance, Samsung construction…

    Voici un exemple de leadership à suivre. J’aimerais bien voir des émissions de radio et surtout de télévision, des blogs, des conférences et discussions sur ces moments de leadership, de création de richesse et de croissance soutenue.

    Nos médias se concentrent malheureusement  sur le divertissement par la musique et le sport et sur l’engagement politique par des émissions de ligne ouverte axée sur la critique et le dénigrement.

    J’invite d’autres médias à reprendre ce thème, à animer des discussions sur la croissance et le développement du leadership. Et de ce fait, nous multiplions notre expertise sur ces thèmes comme j’ai vu la passion pour le football, la musique et la politique.

    Je vous invite vous-même à regarder ce vidéo. Et je remercie mes amis Raynald Louis et Jacques Ambroise de me l’avoir fait parvenir. Un grand merci aussi à Kesner Pharel pour avoir suscité cette réflexion et qui a su toujours garder sa constance et la permanence dans son travail de diffusion de l’information économique à travers l’Université Libre du Groupe Croissance.

    Voici le lien :

    A voir absolument. En 1957 La Corée du Sud avait exactement les mêmes statistiques qu’Haïti… souvent on comparait ces deux pays… (Gouvernement – Infrastructure – Économie) Regardez maintenant 54 ans plus tard ce qu’est devenue la Corée du Sud…

    http://www.youtube.com/watch?v=OO39mCdWNvM

    Roosevelt Jean-Francois

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  • Leadership & Héritage !

    Qu’est-ce qu’un héritage? Voici une question à laquelle Orrin Woodward, guru du leadership, nous invite à réfléchir en ce début d’année. Je prolonge cette réflexion avec vous sur l’héritage que vous et moi avons reçu et sur le legs que vous et moi allons offrir à la postérité. Nous mettons cette réflexion sur l’héritage dans la perspective et le cadre conceptuel du leadership sachant que le leadership est la capacité d’influencer les autres dans la bonne direction.

    Un héritage est un don reçu sans aucune condition d’un ancêtre, d’un prédécesseur ou du passé. Nos cours de géographie nous ont aussi appris que la patrie est la terre que nos ancêtres nous ont laissée comme héritage. Il y’a l’héritage familial des biens matériels qui, dans la plupart des cas,  divise beaucoup  plus les membres d’une famille que tout autre.

    L’héritage peut être éphémère s’il est basé uniquement sur le matériel, l’argent, la gloire, la fortune et le pouvoir.

    L’héritage durable se repose sur les principes, les valeurs et la quête permanente de l’excellence.

    L’héritage qu’il faut  laisser à la prochaine génération est celui  basé sur les principes de leadership pour une vie réussie et honorable. Sans un héritage de leadership, tout ce qui est construit, se désagrège. Mais avec elle, tout ce qui est construit, devient le fondement, pour poursuivre sa croissance.

    Le leadership est important pour l’amélioration et la construction continue de la société. L’acte de leadership nous oblige à nous regarder honnêtement et à nous ouvrir à  l’auto-examen.

    Nous devons aller à contre courant pour inverser le rythme de la culture du déclin, de la haine, de la critique et établir des principes et des modèles de construction, de responsabilisation pour des générations futures.

    Voici un véritable legs pour notre communauté et par surcroit pour la postérité.

    Roosevelt Jean-Francois

     

  • Leadership et Le grand art de l’amitié !

    Je viens de lire un leadership post de Orrin Woodward, un des tops guru du leadership global, qui invite à réfléchir sur le grand art de l’amitié. C’est un thème intéressant et important à un moment ou à travers Facebook et autres réseaux sociaux, nous prétendons faire des amis à la vitesse du « click & add as a friend ». C’est bien dit : « ajouter comme amis ». Le mot « comme » fait toute la différence en comprenant que l’amitié devient un objet très rare et de grande valeur.

    La vraie amitié va au-delà du simple click et de quelques partages de communication. C’est une grande bénédiction d’avoir quelqu’un dans sa vie sur qui on peut compter. Beaucoup de gens vivent avec beaucoup plus de connaissances que d’ amitiés qui demandent l’abandon de soi, et l’amour des autres avec leurs qualités et leurs défauts.

    Il existe des principes essentiels pour développer des amitiés authentiques. Ce sont des principes et non pas des techniques, sachant que l’amitié est beaucoup plus une affaire de cœur que de simples actions physiques.

    Orrin Woodward cite  deux livres pour cultiver et développer le grand art de l’amitié. Il s’agit du classique de Dale Carnegie «Comment se faire des amis et influencer les gens »  et le second est de Les Giblin « comment avoir de la  confiance et du pouvoir dans ses relations avec les gens ».

    Je vous recommande la lecture de ces deux livres dans votre quête de croissance personnelle et de développement du leadership. Les relations humaines sont à la base du leadership et de la construction de communautés riches et prospères.

    Le premier principe de développement de relations saines est d’apprendre que les gens sont attirés par les gens heureux et  ouverts. Avoir une attitude positive est l’un des moyens les plus rapides pour attirer les autres vers vous. L’attitude est un aimant qui attire ou repousse. Elle s’exprime par le langage universel du sourire et de l’enthousiasme. Les premières impressions sont tout aussi importantes : son habillement, l’odeur corporelle, l’haleine etc…

    Le deuxième principe consiste à développer un véritable intérêt pour les autres.  L’amitié se  base sur des intérêts mutuels. Stephen Covey, dans son livre « Les Sept Habitudes des gens efficaces » prescrit qu’il faut chercher d’abord à comprendre que d’être compris. Et apprendre à écouter fait toute une différence en ce sens. « Vous avez deux oreilles et une bouche, il faut les utiliser dans la même  proportion », écrit Corvey qui invite à apprendre à  poser des questions, fermer la bouche et ouvrir les oreilles pour écouter.

    Apprendre à écouter est  l’une des compétences à développer. L’écoute active met les autres à l’aise pour parler d’eux-mêmes, de leur famille, de leurs loisirs et de leurs succès. Il faut se concentrer sur eux, les regardant dans les yeux en hochant la tête montrant sa compréhension, son empathie et son plaisir de partager. Il y’a toute une littérature sur l’art de la conversation et l’art de poser des questions pour faciliter le dialogue avec les autres.

    Le troisième principe vise à valoriser l’autre. Avant que les gens trouvent de la  valeur en vous, ils doivent d’abord se sentir être  valorisés par vous.  Les Giblin propose la  formule des 3 A: accepter, approuver, et à apprécier.

    Accepter l’autre comme il est (et non comme nous aimerions qu’il soit) lui permet de se détendre et de s’ouvrir dans un environnement de paix et d’harmonie. Quand quelqu’un est constamment critiqué et jugé pour tout ce qu’il fait, il adopte une posture de réserve qui rend l’amitié presqu’impossible. Il faut aussi comprendre que l’acceptation ne signifie en aucune façon que vous approuvez les faits et actes de la personne. En acceptant les gens comme ils sont, ils commencent à désirer notre amitié et s’ouvrent également à notre influence et à notre leadership.

    Approuver l’autre va au-delà de son acceptation. C’est d’apprendre à déceler et à mettre en exergue des actions et des talents spécifiques de la personne. En vue d’approuver quelqu’un, vous devez être à la recherche d’attributs que vous respectez et admirez chez lui.

    Apprécier quelqu’un c’est lui communiquer qu’il est un être spécial dans votre vie, pas simplement un autre visage dans la foule. Apprécier est le contraire de déprécier. Quand quelque chose se déprécie, il perd de la valeur, mais quand il s’apprécie, il gagne de la valeur.

    Le quatrième principe du grand art de l’amitié est la construction d’une vision partagée de l’avenir. L’amitié s’enrichit  à partir des expériences partagées. Inversement, lorsque des amis n’ont pas une vision commune, ils n’ont pas d’expériences communes à partager et finissent par perdre les liens qui les ont réunis.  Nous avons tous eu des amis d’enfance avec lesquels nous n’avons aujourd’hui aucun contact. Ces amitiés meurent parce qu’elles ne sont pas entretenues par la flamme et la passion de la vision partagée.

    La vision commune de départ peut ne pas être partagée par l’autre. C’est le moment pour exercer le grand art de l’amitié pour faire preuve d’empathie l’un vers l’autre.  Quand un ami traverse une épreuve qui peut l’écarter de la vision commune, c’est important d’être présent pour l’écouter, le comprendre, sentir ses émotions et lui faire preuve d’empathie  tout en réorientant son attention vers des solutions.
    Qu’est-ce que l’amitié si elle n’est pas fidèle et loyale à l’autre en cas de besoin?  Un véritable ami ne quitte pas la scène quand la vie devient dure pour l’autre. C’est le moment de faire preuve de courage. Et s’il s’agit de différends entr’amis, c’est le moment d’adopter le principe de la résolution des conflits (voir blog antérieur sur Leadership et Résolution pacifique des conflits) et d’adresser la situation avec le respect de la fidélité et de la vérité.  A côté de la vérité elle-même, la fidélité est le principe le plus précieux dans une véritable amitié, formant le ciment qui tient ensemble les amitiés pendant les tempêtes de la vie.

    Enfin, les amis doivent apprendre à célébrer leurs victoires ensemble. Il faut  être tout aussi joyeux pour la victoire de ses  amis comme si c’était sa propre victoire. Les amis ne sont pas jaloux les uns des autres, ni n’entretiennent de compétions les uns contre les autres.  Les amis doivent rêver ensemble, rire ensemble, lutter ensemble, conquérir des victoires ensemble, et célébrer ensemble. Faites savoir à  vos amis combien vous admirez leurs forces, leurs talents. Faites savoir à vos amis que vous êtes fier de leurs succès et d’être leurs amis.

    La véritable amitié est un grand art. C’est un produit qui raréfie surtout dans l’actuelle génération du “Moi”. C’est la rareté de l’amitié qui donne de la valeur à l’amitié. La meilleure façon de trouver de vrais amis est d’en être un pour les autres. Dans la vie, si quelqu’un identifie un couple d’amis de cette qualité, alors il est un homme comblé. Il faut faire l’engagement personnel à donner plus à chaque relation que vous en recevez.

    Apprendre à faire des amis vient avant le leadership. Le leadership est l’influence des autres. Le leadership ne peut pas s’exercer sans la construction de relations à travers une communauté de gens.

    Roosevelt Jean-Francois

     

  • Haïti, Côte-d’ivoire, l’ONU et des élections!

    S’il faut apprendre de l’histoire, il faut aussi apprendre de l’histoire et de l’expérience des autres. Des élections en Haïti et en Côte-D’ivoire, tenus dimanche 28 novembre dernier sous la supervision de l’ONU, conduisent presqu’à la même confusion: contestations, manifestations-proclamation. Deux sociétés en crise post électorale assistées par la communauté internationale.

    Haïti est dans l’attente  de la proclamation des résultats du premier tour ou de son annulation.

     La  Côte d’Ivoire vient de conclure son 2ème tour. Et les résultats sont proclamés.

    L’ONU a confirmé Alassane Ouattara comme  gagnant proclamé par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1% des voix exprimées au second tour de la présidentielle dimanche.

    Mais le Conseil constitutionnel, avec le soutien de l’armée, accorde la victoire au présidenmt sortant Laurent Gbagbo qui pourrait être reconnu par la Chine.

    Les deux ont prêté serment ce samedi. Et chacun a ses manifestants, ses groupes armés et sa communauté internationale.

    En 2007, des élections pareilles ont eu lieu au Kénya et au Zimbabwe. Ces deux pays se sont livrés à des guerres tribales et des manifestations pendant 2 bonnes années avant d’arriver à des solutions pacifiques négociées.

    Je vous invite à suivre les informations sur la situation en Côte d’Ivoire et de faire les rapprochement avec la notre.

  • Leadership, Elections et leçons d’histoire!

    La plus grande leçon que j’ai apprise de notre histoire, c’est que nous n’avons pas appris de l’histoire. Et qui n’apprend  rien de l’histoire n’a rien appris et est appelé à la revivre.  J’ai passé ma journée d’hier à repasser mes archives audiovisuelles de 1987-88 et à écrire des consultations pour des clients. Et je suis arrivé à la conclusion: plus ca change, plus c’est la même chose et notre problème de base est  le leadership et l’éthique.

    La transition politique en Haïti n’est pas un festin. Je repends cette allusion de Mao Tse Tung pour lequel prendre le pouvoir “is not a dinner party”. Le passage du pouvoir dans l’exercice politique haïtien se fait par la force et la ruse: soulèvement, insurection, coup d’Etat, coup de force, élections-sélection, raz-de marrée.

     Aujourd’hui, c’est le 29 novembre. Il y’a 22 ans, c’était aussi des élections. Plus d’une trentaine de morts et des centaines de blessés.

    Et puis on a eu les élections du  17 janvier 1988. Manigat les a gagnées. Je vous invite à écouter sa déclration au lendemain de ce vote. Et jugez vous-même:

    http://www.yodio.com/yo.aspx?cardid=Wcru3rgc5P6LKcripuHiHF

    “Le peuple haitien a eu la possibilite de s’exprimer en toute liberte.Ceux qui se sont abstenus se sont abstenus et ceux qui ont voulu voter ont été votés. En matière électorale (dans la mesure ou j’ai une connaissance en cette matière en tant que spécialiste en science politique), dès qu’il y’a élections et qu’il y ait des elcteurs, ces elections sont valides”. Dixit Leslie Francois Manigat 18 janvier 1988.

    Il y’a eu les élections du 16 décembre 1990. Raz-de-marrée pour Lavalas. Et Coup d’Etat plus tard.

    Il’ya eu aussi des élections du 21 mai 2000 avec Préval et Alexis. Alexis qui était Premier Ministre à l’époque déclarait que ceux qui demandent l’annulation de ces élections étaient de “mauvais perdants”.

    Je me demande si Alexis était l’heureux gagnant de Inite comme c’était le cas au départ, quelle serait sa position? Juste une question que j’invite les journalistes à lui poser.

    Voltaire et Christallin étaient jusqu’à tout récemment membres de l’équipe Préval. Steven Benoit aussi. Celui-ci était de la belle famille quand sa soeur était Premier dame et lui Premier beau-frère.

    Quelle crédibilité morale de voir tous les candidats à la solde de Sweet Micky, lui qui n’a d’exemple pour la jeunesse que son bas ventre. Devant, derrière. Et tout juste la veille dénoncait Manigat de connivence avec Préval pour 8 millions de dollars.

    Et quid de Baker avec son GNB -traduizez Testicules dans les fesses-?

    C’est un jeu de malins .  A malin, malin et demi.  Et dans cette partie de poker menteur, de ripoux contre ripoux, Préval a de l’ascendence dans un pays en décadence.

     Roosevelt Jean-Francois

  • Leadership et principes de succès !

    Orrin Woodward, leader et bâtisseur émérite de communauté ,  vient de publier un blog sur 12 principes de succès que je m’empresse de reprendre ici. C’est de la bonne nourriture pour le cerveau et qui mérite d’être partagé avec un plus large public.

    Nous accordons beaucoup plus de soin à notre automobile qu’à notre cerveau. Certes, il faut prendre soin de son véhicule mais il faut avant tout prendre soin de son cerveau qui est jusqu’ici l’ordinateur le plus puissant jamais conçu.

     Le véhicule peut être remplacé à tout moment. Mais, chaque cerveau humain est unique et jusqu’ci il n’ya pas eu de transfert ou de greffe de cerveau comme c’est le cas pour les autres parties du corps.

    Les ingénieurs ont travaillé pendant des décennies pour tenter de re-créer, ce que tant de gens tiennent pour acquis, celui d’inventer une machine proche de la capacité du cerveau humain pour collecter, trier, reconnaître les tendances, faire des prédictions, et produire des résultats.

    Peu de gens s’adonnent à faire l’entretien régulier pour le bon fonctionnement de leur cerveau par l’accumulation de pensées constructives vers un objectif ou un rêve. C’est l’essayiste américain  Henry David Thoreau qui  écrit: «La plupart des hommes mènent  une vie de désespoir tranquille.”

    Nous sommes nés pour gagner. Et, nous avons  un cerveau avec le pouvoir d’accomplir presque n’importe quoi, avec la possibilité de changer notre situation en le programmant correctement. Mais le choix de ne pas prendre la responsabilité de sa mise en œuvre est un plan de l’échec.

    Chaque personne est responsable de l’entretien de son bien le plus précieux. Malheureusement, plus d’uns  ont failli à cette  responsabilité. Certains, consciemment ou pas, l’alimentent de pensées indésirable, de messages contradictoires, et de doutes. C’est comme verser du sable dans le moteur d’une Porsche, en pensant que la conception supérieure de cet automobile, permettra de s’en passer.

    C’est le même principe avec son cerveau. Si on verse de la programmation inappropriée dans son esprit, les résultats seront négatifs. Garbage in, garbage out.  

    Si l’on ne programme pas son cerveau avec le code de la réussite, d’autres se feront  un plaisir de combler ce vide. Par exemple, les annonceurs dépensent des milliards par an  avec l’intention spécifique de rentrer dans votre esprit leurs produits. Vous êtes en charge de votre vie, vous êtes en charge de votre cerveau. Il faut  prendre le commandement de la programmation pour produire les résultats que vous désirez dans la vie, pas ce que les annonceurs souhaitent.

    Il faut avoir des principes de succès en vue de produire les résultats qu’on désire dans la vie. Orrin Woodward propose un code de succès avec douze principes. La réussite, dit-il,  peut être douloureuse temporairement, en opérant des changements de programmation, mais l’échec est douloureux de façon permanente. Les gens ne changent pour deux raisons – la douleur ou le plaisir associé à la modification. Quand la douleur de rester le même devient trop grande, les gens vont changer. Quand le plaisir d’une nouvelle condition est assez grand, les gens vont se déplacer dans la direction souhaitée.
    Le changement va amener des sacrifices temporaires pour se débarrasser de la servitude de la peur et de la pensée incorrecte. Le succès doit commencer par un rêve, un rêve qui vous pousse à changer, à laisser sa zone de confort et d’être mal à l’aise. Le rêve pousse à faire des changements, de donner l’impulsion nécessaire pour briser la programmation et la remplacer par un meilleur code plus productif. Le succès est  un ensemble qui commence avec un rêve, un combat et une victoire.

    Woodward invite à reprogrammer  son esprit vers la  réussite en adoptant le code des 12 principes suivants ;

    1. Apprenez à vous nourrir son subconscient et l’ esprit conscient.
    2. Décider que le caractère est plus important que la réputation.
    3. Apprendre que l’attitude détermine votre altitude.
    4. Apprendre que l’absence de plan est un plan à l’échec.
    5. Apprendre que le talent est un don, mais l’éthique au travail est un choix.
    6. Apprenez à augmenter le score des résultats dans le jeu de la vie.
    7. Développer l’art de diriger les gens.
    8. Apprendre que les individus se développent, mais les équipes explosent.
    9. Apprenez les secrets de l’intelligence émotionnelle.
    10. Développer l’art et les compétences de résolution des conflits.
    11. Apprendre à affronter la réalité brutale.
    12. Créer un héritage, lorsque tu es béni, être une bénédiction.

    Voici les douze principes à apprendre, à maitriser et à enseigner. Comme il y’a des los en physique, il y’a aussi des lois dans la science du succès qui si elles sont appliquées conduisent aux mêmes résultats.

     Roosevelt Jean-Francois

  • Le leadership d’Obama à l’épreuve

     

    Une question de AP pour le président Obama: les Américains ont exprimé leur frustration sur l’économie? Et n’est ce pas un rejet de votre agenda?

    Je suis en train de suivre en direct la conférence de presse du président OBama tout juste après la tenue des élections de la mi-mandat au cours desquelles le parti républicain a repris contrôle de la chambre des représentants.

    J’ai suivi les élections aux États-Unis qui ouvrent  une nouvelle donne politique avec la  prise de contrôle de la Chambre des représentants par les républicains. Le président Obama doit prouver son leadership qui est mis à rude épreuve avec  une réduction de sa marge de manoeuvre et un durcissement du combat politique.

    Je suis aussi sur que cette nouvelle donne politique va avoir des incidences sur la politique américaine en Haïti comme en 1994 après que le président Bill Clinton ait perdu le contrôle des chambres législatives.

    Cette vague républicaine surpasse celle de 1994 et le contexte économique et global n’est plus le même.