Leadership Vu à Curacao!


Je reviens de Curacao! J’ai passé 2 nuits au Marriott Resort. Un espace typique presqu’à la Kaliko Beach. Seulement, la franchise Marriott se vend bien et le service qui est associé à ce brand global est de meilleure qualité.

Je n’ai pas eu l’opportunité de me mêler à la population locale pour écouter, dialoguer et me faire une meilleure idée de la vie à Curacao. Je n’ai pas eu le temps parceque trop pris par ma participation à la conférence des médias de la Caraïbe.

Mais côté touristique, j’ai appris et observer des choses que je veux partager ici.

En tout premier lieu, le contrôle du citcuit touristique. Mon taxi m’a pris de l’aéroport au resort. La route est calme. Et ne je n’ai vu qu’une dizaine de personnes après avoir roulé près de 15 minutes. Je n’ai rien vu pour me déranger ni non plus pour m’émerveiller.

Naturellement, je peux ajouter la couleur vive des maisons et mon chauffeur qui m’apprend le papiamento qui est un mélange de l’Allemand, du Portugais, de l’Espagnol et de quelques langues africaines.

Mais c’est au départ, en quittant Curacao que j’ai vu un élément de leadership à copier pour Haïti. Sur ma carte d’immigration, j’ai été invité à répondre à 6 questions sur mon état de satisfaction.

La carte de départ me remercie d’avoir choisi Curacao pour mon séjour et m’invite à cocher la cause de mon séjour. 

Une deuxième question traite de mes attentes au niveau de l’attitude de la population locale, ma chambre d’hôtel, la nourriture, la propreté de Curacao et des autres pays que j’ai visités au cours des 5 dernières années. Vous pouvez voir la liste. Haïti n’y figure pas. Ou du moins serait dans le groupe des autre pays de la caraïbe.

Et pour terminer: dans quelle mesure  serais-je prêt à référer Curacao à mes amis, parents et collègues.

Je mentionne ces observations comme des leçons de leadership parceque la base du leadership est l’information. Voici donc, une méthode peu couteuse de reccueillir de l’information qui permet aux autorités touristique de Curacao de mesurer le degré de satisfaction de sa clientèle, de connaitre ses compétiteurs et de faire des perspectives de marketting.

Naturellement, Curacao se vend comme étant le territoire hollandais de la Caraïbe. La pluspart des touristes qui étaient au Mariott sont hollandais.

Les élections au Curacao sont prévues pour le 27 aout. A part des affiches qui sont plantées le bord de la route allant à l’aéroport, je n’ai pas senti la fièvre électorale.  Au du moins, la température n’est pas trop élevée pour une population de 150 mille personnes.

Leadership Novembre 2010 : Elections en Haïti, au Brésil et aux Etats-Unis


Notre pays Haïti, le Brésil et les États-Unis vont aux urnes en novembre prochain pour des élections présidentielles, législatives et locales.

Haïti, après une   semaine mouvementée par la fièvre des inscriptions, attend les carnets qui devaient être remis ce mardi par le Conseil Electoral provisoire, suivant le calendrier établi.

Pour le moment, la candidature de Wyclef Jean est la seule à drainer plus d’attention. Et même si celui-ci n’était  pas retenu, il aurait au moins contribué à créditer ce processus qui était voué au boycott par plus d’uns.

Au Brésil, l’actuel président, le très populaire Luis Inacio Lula da Silva, ne pouvant pas se représenter, a choisi son chef de cabinet Dil Roussef pour continuer ses œuvres. C’est une femme engagée de l’aile  gauche du Parti des Travailleurs. Sa côte est en hausse dans les sondages  après quelques sorties en public avec le président sortant qui rassure aux 170 millions de Brésiliens la continuité dans les créations d’emplois, l’expansion des grands travaux  d’infrastructures et l’assistance financière directe aux pauvres et démunis.

Le Brésil est le pays le plus grand porteur de croissance pendant les dernières années et les perspectives sont toujours positives  avec l’organisation de la prochaine coupe du monde de foot-ball et des prochains jeux olympiques.

Aux Etats-Unis, ce sont les élections de la mi-mandat. Obama entame une tournée à partir d’aujourd’hui à Milwaukee, Los Angeles, Seattle, Ohio, Miami pour des levées de fonds en faveur  des candidats démocrates aux postes de gouverneurs, de maires, au sénat et à la chambre des représentants. A l’hôtel  Fontainebleau à Miami Beach ou il fera une apparition mercredi soir, le ticket d’entrée est de $ 2500 et une photo avec le président est de $ 30,000.

Malgré sa baisse dans les sondages, Obama reste populaire parmi les démocrates qui écrivent les chèques. Ce qui est un grand avantage pour le parti démocrate qui risque de perdre sa majorité au congrès à cause de la précarité de la situation économique, le chômage qui est de 9.5% au niveau fédéral, près de 25% dans certains états comme le Michigan et près de 30% chez certaines minorités ethniques dont les noirs.

Un changement au congrès aura des répercussions sur la politique des Etats-unis comme c’était le cas en 1994 pour Bill Clinton après avoir perdu la majorité à la chambre des représentants au profit des républicains conduit par Newt Gingrich.

En tout cas, nous ne sommes pas encore là.

Il faut attendre les carnets en Haïti pour voir la campagne prendre de l’allure. Préval peut-il s’engager comme Lula et Obama pour son parti Inite dans la course ?

Novembre 2010: Elections en Haïti, aux Etas-Unis et au Brésil


Des élections sont prévues en novembre prochain aux Etats-Unis pour le renouvellement d’une partie du sénat, de la chambre des Représenatnts et au nivaeu local (gouverneurs, maires etc). Des élections sont aussi prévues au Brézil et en Haïti au niveau présidentiel et législatif avec une similitude que les présidents sortants respectivement Lula Da Silva et René Préval ne peuvent plus se représenter et ont chacun désigner leurs candidats.

Je mets ces 3 élections à l’étude dans ce blog parceque leurs résutats vont influencer considérablement le leadership global et  les affaires haïtiennes en particulier.

D’abord en Haïti, après la fièvre des inscriptions et la tension provoquée par Wyclef Jean, la campagne n’est pas officiellemnt lancée. Les fameux carnets devraient être remis par le CEP ce mardi soir. En attendant, c’est la gueule de bois et tout tourne autour de Wyclef qui après avoir fait acte de candidature a disparu de la circulation politique. C’est du hit and run… comme on dit ici. Au moins, même s’il ne serait pas retenu, la candidature Wyclef a au moins poussé un grand intérêt à ce processus haïtien.

Aux Etats-Unis, ce sont les élections à la mi-mandat. Obama et le parti démocrate contôlent les deux chambres législatives et sa politique économique n’a  pas encore résorbée le chômage qui est à 9.5% au niveau fédéral et jusqu’à 25% dans des Etats comme le Michigan et près de 30% au niveau des minorités ethniques comme les Noirs etc…

Obama entame une tournée cette semaine Milwaulkee, Los Angeles, seattle, Ohio et Miami pour participer dans des levées de fonds pour renforcer ainsi l’avantage démocrates au niveau de l’argent. Les frais d’entrée pour un cocktail de réception sont de  $2500 et une photo de courtoisie avec le président est de $30,000. C’est du moins le cout de participation pour ceux qui veulent aller au Fontainebleau ce mercredi à Miami.

Toutefois malgré l’avantage des Démocrates à la caisse, ils sont menacés de perdre leur majorité au congrès et dans certaines élections locales. Ce qui va avoir des incidences sur la deuxième phase de la présidence Obama.

Bill Clinton – qui sera en Haïti officielement pour la réunion de la CIRH mais aussi officieusement au moment de la remise des carnets-   en sait long après avoir perdu les élections à la mi-mandat en 1994  qui ont vu la montée d’une nouvelle chambre des re

Haïti n’est pas le Rwanda


Mon cher roosevelt
 
Merci pour ton blogue et je te soumets la réaction que m’inspire ton sujet sur le Rwanda.  
 
A propos du Rwanda, je serais tenté de voir un lien avec notre pauvre pays. Sauf que dans le cas de ce pays des grands lacs africains, les habitants ont toujours été soumis depuis leur indépendance a des régimes sanguinaires sur fond de luttes tribales qui empêchent tout projet citoyen.
Kagame, grand bénéficiaire du massacre des tutsis a trouvé un terrain  fertile à l’etablissement de son pouvoir personnel et brutal, avec la bénédiction de la communauté internationales, disons mieux des cousins anglo-saxons. Alors que de notre côté, les Haitiens se sont toujours battus pour avoir un régime démocratique contre les velléités dictatoriales des prétendants.
Notre histoire nationale, n’en déplaise à certains historiens paresseux, gagnés a la facilité, n’est pas un echec total sur le plan de l’expression de la démocratie. Les Haitiens ont connu des moments d’explosion des idées et des libertés politiques. Notamment sous Boyer (1818-1843) avec des dirigeants de la trempe de David Saint-Preux, Hérard Dumesle, Honoré Féry, etc.
Doit-on oublier les passe d’armes entre les parlementaires libéraux et nationaux vers le milieu des années 1880  avec  Demesvar Delorme, Boyer Bazelais, Edmond Paul..; 1946 avec les Hudicourt, Saint-Lot, Mesmin Gabriel, Déjoie, etc…
Qui parmi les nations européennes a fait mieux qu’Haïti au 19e siècle? Sans doute l’Angleterre et les Etas-Unis en Amérique alors que les autres ont été soumis à des régimes de fer.. 
 
Nous sommes vraiment deux pays semblables par la démographie, par la superficie et aussi par la couleur de peau. mais a mon avis la différence s’arrête là; même s’il faut reconnaitre le leadership de Kagame, l’homme fort qui a réussi a placer son pays sur la voie du progrès.
Il est à souhaiter que les Haitiens tirent le plus grand avantage de l’expérience rwandaise tout en veillant a ne pas importer la méthode d’un autre age de ce leader africain.
amitiés.
Gesler
    

Leadership Rambo!


J’ai regardé 2 films aujourd’hui: Rambo V et un Bruce Willis. Les deux se ressemblent et mettent en scène presque la même histoire.

J’étais coincé dans un studio à produire un travail vidéo. Le temps pour faire les transferts sur internet me donnait un moment pour visionner des films.

Mon producteur a choisi ces deux films dans un panier de DVD’s. Il m’a appris qu’il les a achetés au Swap Shop à  Fort-Lauderdale pour une moyenne d’un à 2 dollars chacun.

Des films qui retracent la force brute et qui mettent en valeur le leadership libérateur de l’Amérique face à des despotes sanguinaires en Asie et en Afrique qu’ils ont eux mêmes fabriqués de toute pièce.

J’ai regardé les films sans besoin de me concentrer. Le premier est Rambo de Sylvester Stallone. Mon producteur me demande si je n’avais pas encore vu ce dernier Rambo. Je lui ai dit non et il m’a remis la pochette tandis qu’il insère le DVD  dans le lecteur magnétique.

Le film s’ouvre sur une scène macabre. Un convoi militaire dirigé par un sanguinaire à la Pol Pot ouvre le feu sur des centaines d’évadés du pays. C’est la guerre. Et le sang coule à flot. Des mines sautent avec des gens catapultant dans les airs des morceaux de viande, des têtes sans corps et des corps sans têtes.

Un groupe de missionnaires comprenant des médecins et des évangéliques  arrive des Etas-Unis. Ils sont venus pour aider les rescapés. Ils s’aventurent dans des lieux insécures dans la jungle.

Les officiels de leur ambassade vont à leur poursuite. Ils confient le job à un groupe de mercenaires. Rambo les conduit. Des combats à n’en plus finir éclatent  entre ces groupes riveaux. Les mercenaires ne veulent plus continuer devant les atrocités des bandits qui tuent, violent sans pitié. 

Et vous devinez la suite. Rambo est victorieux. Les missionnaires rapatriés et quelques missionnaires ont laissé leurs paux et l’armée des bandits réduite à néant.

Mon producteur me propose un deuxième film. Il me dit que c’est un Bruce Willis et que c’est une histoire vraie.

Il s’agit d’un coup d’Etat au Nigéria. Les bandits sont des nègres qui tuent des nègres.

L’armée américaine détache un comando spécial pour rapatrier des missionnaires américains au Nigéria. Parmi ceux ci: une femme-médecin, un prêtre et une religieuse.  L’objectif du comando est clair et simple: rapatrier ces trois personnes à la frontière du Cameroon.

Je note en passant que l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis joue dans ce film.

Le commando rapidement sauve la femme- médecin. Elle  ne veut pas partir seule pour laisser les gens à la boucherie. Le commando la ramène par hélicoptère et le commandant (Bruce Willis) revient sur sa décision et ordonne de transporter aussi les femmes , les enfants et quelques hoimmes.

Le prêtre  ne voulant pas abandonner les lieux a une la tête tranchée. Son église brulée ras pied terre.

Vous devinez aussi la suite. L’équipe Willis a gagné en exterminant l’armée des babdits etc…

Chacun de ces films termine avec une maxime éloquente.

Rambo couvert de sang déclare :It’s better to die for something than to live for nothing. L’autre film écrit avant le déroulement du générique une pensée du philosophe Edmund Burke: the only thing necessary for the triumph of evil is for good men to do nothing.

Roosevelt Jean-Francois

Leadership et Ethique!


La presse américaine rapporte les cas de deux parlementaires influents du Black Causus (Charles Rangel et Maxime Waters) et le cas du CEO démissionnaire de Hewlett Packard (Mark Hud) qui sont confrontés à des questions d’éthique qui mettent en question leur leadership et par ricrochet leur influence dans les institutions qu’ils appartiennent.

Charles Rangel, le plus influent congressman du Black Causus de New York, doit répondre par devant une commission d’éthique pour n’avoir pas rapporté au fisc américain (Internal Revenue  Service) ses revenus sur une résidence de vaccances en République Dominicaine et pour avoir soumis des dépenses inexactes dans ses rapports au congrès.

De son côté, Maxime Waters est accusée de traffic d’influences pour avoir profité de sa position de Congresswoman pour faciliter des rencontres avec la FED (Federal Reserve Bank) en faveur d’ une banque à laquelle travaillait son mari et qui a pu bénéficier des fonds de l’Administration pour sauver les institutions financières en faillite.

Les deux sont menacées d’expulsion et se disent prêts à se défendre par devant les commissions d’éthique.

Dans le secteur privé, le cas qui défraie la chronique est celui  du dirigeant de HP, Mark Hud, qui a du abandonner son poste suite à une investigation sur une éventuelle relation qu’il aurait eu avec une femme d’affaires qui fournit des services de relations publiques pour HP. Il est aussi reproché d’avoir fait des dépenses personnelles à partir des fonds de la compagnie.

Et dans le secteur des ONG et de la philantrophie, le  cas cité est celui de Mark W Everson, Président et CEO de  la Croix Rouge Américaine, qui a du démissionner suite à des relations déplacées avec une employée.

Dans l’un ou l’autre cas, il s’agit de cas de “corruption” appellée ici pudiquement “erreur de jugement et écart à l’éthique”.

Dans le cas des parlementaires Rangel et Waters, il s’agit de la politique. Et dans cette mouvance, malheur par  qui le scandale arrive. Surtout à l’approche des élections de novembre à la mi-mandat d’Obama.

Dans le secteur privé, l’Amérique corporative vit l’age du capitalisme post Enron , World Com et de Lehman Brothers. Les questions d’éthqiue -si c’était nous les concepts seraient “les cas de corruption” – affectent l’image de la compagnie et son branding. Et l’image de marque et le branding sont aussi un produit de mise en marché de l’entreprise.

Dans le cas de la plus grande ONG américaine qui vient de rapporter avoir dépensé plus de 109 millions de dollars en Haïti après le tremblement de terre, c’est le cas classique d’appétits sexuels qui aussi ont des répercussions  sur de grandes institutions comme l’église.

Le Wall Street Journal qui rapporte ces informations commente que des affaires relatives aux questions d’éthique mettent les responsables des entreprises et des institutions danss des conditions difficiles.

Si l’écart à l’éthique n’est pas une source flagrante pouvant conduire à la révocation, les responsables doivent faire preuve de jugement pour savoir quoi faire et qu’est ce qu’il faut rendre public.

En agissant trop vite pour se débarasser d’un exécutif, les responsables risquent injustement de se débarasser d’un leader qui pourrait continuer à gérer l’entreprise ou l’institution.

Mais aussi, s’ils tardent  à agir rapidement- comme c’est le cas pour le Pape Benoit XVI dans des cas de prêtres pédophiles-  des rumeurs circulent laissant croire que les responsables n’ont  pas le contrôle de la situation ou sont coupables de protéger les fautifs.

Rendre public l’écart à l’éthique peut se réveler une arme à double tranchant. Moins que les responsables parlent, plus il attisent des questionnements du public et des employés.

Dans la plupart de ces cas, le prix à payer est grand allant de la perte du pouvoir politique, à la baisse des actions des entreprises côtées en bourse et au manque de confiance dans les institutions caritatives et philantroiques.

La dictature démocratique: le cas du Rwanda


Bob Néré, dans les années 80, avait une rubrique sur radio Métropole intitulée “La politique des autres”. Chaque matin en allant à l’école, je prenais plaisir à l’écouter comment il analysait la politique des autres tout en laissant à ses auditeurs le soin de se faire eux mêmes des idées et réflexions.

En ananlysant ce qui se passe au Rwanda aujourd’hui, j’ai en mémoire la pensée Nérée de s’auto-analyser à partir de la vitrine des autres.

Au Rwanda, Paul Kagame a une victoire largement large. Près de 95% avec une large participation de l’électorat et une mise à l’écart en coupe réglée de l’opposition.

Questionnée sur la participation de l’opposition et des accrocs aux droits humains, Kagame répond que ce n’était pas à lui de créer une opposition et qu’en cas de réélection, il maintiendrait son objectif de soutenir la croissance économique.

“Nous sommes bien partis et nous voulons attirer davantage d’investissements dans le pays et faire croître nos échanges commerciaux dans la région et au-delà. Je veux consolider cela et poursuivre la croissance”, a dit le chef de l’Etat sortant.

A lire les dépêches de presse, c’est l’introduction de la démocratie multipartite  en 1990 qui a conduit au génocide de près d’un million de Rwandais dans des guerres tribales et ethniques.

Aujourd’hui, le Rwanda a un homme fort. Il s’appelle Paul Kagame. Il est originaire de l’armée. A présidé un povoir de  facto. A organisé ses propres élections avec la participation de seulement 3 partis issus du même courant . Et il se succède à lui même en censurant la presse et les médias. Rien de plus dictatorial.

Mais, la majorité au Rwanda n’est pas silencieuse. Elle a appris à ne pas attendre l’aide internationale mais à chercher des investissements et des marchés. Son économie grandit. Il y’a plus d’opportunités d’emplois. L’Etat a le contrôle et non les ONG’s et agences internationales. De plus, elle organise des élections. Rien de plus démocratique.

Voici donc un cas de dictature  démocratique. Dictature éclairée.  Et un modèle bien adulé par Bill Clinton. 

Quelles sont les similitudes entre ce qui se passe au Rwanda et Haïti? La croissance économique est elle plus importante que la démocratie? Le leadership Kagame peut il être de mise en Haïti?

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Elections au Rwanda: des leçons de leadership pour Haïti


Je suis intéressé par ce qui se passe au Rwanda pour voir les similutudes avec Haïti et dégager des leçons de leadership à partir de la réalité de ces deux pays qui n’est pas du tout la même.

Les Rwandais vont aux urnes ce lundi pour la deuxième fois depuis 1994 après près d’un million d’entre eux se sont entretués dans des guerres tribales ethniques. Une fraction de l’armée conduite par Paul Kagame a mis fin à la guerre et a occupé le pouvoir. Kagamé s’est fait élire pour un premier mandat et est déjà rassuré de se succéder à lui même dans le vote d’aujourd’hui.

Kagame, malgré ses grands écarts démocratiques, est partout bien accueilli. Son action  en faveur de la reconstruction, de la promotion des femmes, de l’augmentation de la production agricole et d’une hausse des revenus, qui ont triplé, est saluée tant sur la scène internationale que dans le pays.

Bill Clinton présente le Rwanda comme un modèle de succès. Le pays s’est hissé à la 77 ème place au rang des pays en développement avec un taux de croissance avoisinant les 11% malgré la crise de l’économie globale. 

Kagamé a opté pour l’apport en investissments étrangers en concluant des accords avec des firmes américaines dont COSTCO pour la vente des produits agricoles  et limité la pénétration de l’aide internationale à travers les ONG’s et les agences multilatérales qui est devenue la nouvelle arme de conquête.

Les performances économiques du Rwanda sont plus en vue que  les pratiques autoritaires du pouvoir. Des candidats d’autres partis ont été écartés; d’autres arrêtés et  menacés. Des  journaux ont été suspendus, des  journalistes et actvistes réduits au silence.  

La grande majorité des Rwandais et l’élite économique locale préfèrent ouvertement ce climat  politique. Les Rwandais restent hantés par le souvenir du massacre de quelque 800.000 Tutsis  par des extrémistes hutus.

Or, c’est la bamboche démocratique après l’introduction de la démocratie multipartite au Rwanda au début des années 1990 qui a conduit en partie à ce  génocide par la montée d’idéologies ethniques radicales.

Aujourd’hui, la stabilié retrouvée et la croissance économique instaurée, le président Kagame redoute qu’un élargissement de l’espace démocratique introduise le “loup dans la bergerie”,  dit un diplomate occidental dont les propos sont rapportés par l’agence Reuters.

Le leadership Kagame se résume à sa pleine détermination pour le contrôle local des affaires du pays, son réseau international et ses bonnes performances au niveau de l’économie.

Un article de mon ami Gesler Jean-Gilles sur le Plan de Sauvetage National élaboré par Rudolph Boulos et Sauveur Pierre Etienne


Je reprends ici dans ce blog un article de mon ami Gesler Jean-Gilles sur le processus de la reconstruction en Haïti. 

Le  Plan Stratégique de Sauvetage National ou la façon novatrice de faire la politique en Haïti

Par Gesler Jean-Gilles  

Il convient vraiment de  féliciter le Sénateur Rudolph  Henri  Boulos  et  Sauveur Pierre Étienne, deux hommes politiques que tout au départ semblait opposer, d’avoir pu mettre de côté leur différence idéologique et réussir à  rassembler ces compétences haïtiennes tant de  l’intérieur que de l’étranger autour du projet de construction de ce pays.

La première impression qui se dégage en lisant le document est que cet exercice apparaît  comme  un pied de nez  en direction de ceux qui persistent à croire qu’Haïti est morte  et enterrée  bien avant le 12 janvier 2010 et que la catastrophe  leur fournit   l’occasion de  prendre en charge a notre place la reconstruction  en  nous imposant   une sorte de plan passe-partout destiné  aux  pays faillis.

Au moment ou les autorités de Port-au-Prince ne peuvent rien décider sans avoir sollicité préalablement  l’onction du président Fernandez, il est réjouissant de constater qu’ il existe encore chez nous  des hommes et des femmes  possédant une  compréhension articulée  de la problématique haïtienne et imbus de leurs responsabilités citoyennes,  qui refusent d’accepter la  coopération internationale sous  sa forme la plus honteuse:  l’assistanat.

 Le développement d’Haïti ne peut s’accomplir que dans un cadre de la refondation de l’État. Un État effondré,  comme c’est le cas actuellement,  et qui prend  toutes les allures d’un sultanat, ne saurait assumer ses responsabilités constitutionnelles.  Encore que le sultan, en tant que maître de son territoire, adopte de son propre chef,  les mesures administratives et politiques nécessaires  pour gérer son bien  à son avantage en  s’assurant d’une répartition équitable des miettes   entre  ses  sujets.  

 Si l’État haïtien s’est effondré au point de devenir un foyer de l’anarchie, du chaos et des violations des  droits fondamentaux des citoyens,  c’est que des hommes qui sont grassement payés pour veiller à son  bon fonctionnement ont piteusement échoué. En réalité ces gens ne sont pas préparés à l’exercice du pouvoir,  une tâche  importante et  complexe.  L’impréparation des dirigeants et ses conséquences néfastes,  une gestion calamiteuse, couplée à une corruption rampante, ont rivé le dernier clou au cercueil de cet État.  

Le PSSN  se propose  de restituer  à l’État ses fonctions  régaliennes afin de le mettre en mesure de fournir aux citoyens,  dont dépend sa légitimité, les services publics auxquels ils ont droit. 

Dans l’optique des rédacteurs du plan, seul un État restauré dans ses fonctions, disposant du monopole de la contrainte physique et de la fiscalité, une idée chère au politologue  Sauveur Pierre Étienne:  un État moderne  est donc  a même d’apporter les solutions appropriées  a ces  problèmes majeurs auxquels fait face la société comme : une formation de qualité  accessible a tous et qui réponde aux défis fondamentaux du XXIe siècle, une couverture sanitaire nationale et efficace, des  services publics accessibles sur n’importe quel point du territoire, une fonction publique dont le personnel est recruté  sur concours, la décentralisation et la déconcentration des services de l’État, un environnement assaini, une diplomatie intelligente  au service des intérêts du pays,  etc.  

Le nouvel  État à émerger  des décombres du 12 janvier 2010 devra  marquer la ligne entre les droits des citoyens, de l’homme de la rue jusqu’aux plus hautes autorités de la république, et leurs responsabilités aussi. Il est illusoire de penser que les  institutions peuvent fonctionner quand la majorité des citoyens  se comportent  comme dans une jungle parce que ne recevant pas  la protection de l’État a laquelle ils ont droit.

 Ce plan de 160 pages n’est pas la panacée à tous les maux qui affligent Haïti. En revanche, il est assurément  jusqu’à date le meilleur document en circulation pour tenter  de mettre le pays sur la voie de la modernité.  Les  quelques études (trop rares) de partis politiques  que nous avons pu parcourir nous laissent sur notre faim. Par exemple celle de fanmi lavalas,  Investir dans l’humain,  parue en décembre 1999,  est un Livre blanc ; c’est-a-dire  un état des lieux, un inventaire des problèmes et surtout des ressources dont dispose le pays. Ce n’était pas difficile pour ce parti  qui pouvait compter sur la soumission  des hauts fonctionnaires ou des ministres du gouvernement de René Préval à  l’ endroit du bienfaiteur Jean-Bertrand Aristide,  pour accéder aux données qui lui étaient nécessaires à la réalisation de son livre blanc. 

S’il y a un avant et un après le 12 janvier, on est en droit de croire, dorénavant,  a un avant et un après le PSSN.  C’est  à l’honneur  des hommes et des femmes qui, toutes  disciplines  confondues,  ont investi généreusement  leur temps, leur énergie et  leurs compétences  pour inventorier méticuleusement  les besoins du pays, les chiffrer et indiquer surtout la  façon de les  financer.  Le document a le mérite d’opérer une sorte de révolution dans les mœurs politiques haïtiennes en ce sens qu’il nous mettra, je crois, a l’abri du verbiage qui caractérise souvent les interventions de nombreux acteurs  politiques.  Désormais les politiciens haïtiens ne peuvent plus se contenter de lancer des slogans creux, des promesses fumeuses,  irréalistes ou des mises en garde incendiaires  en lieu et place d’une plateforme électorale et d’un programme de gouvernement. 

Les rédacteurs du  PSSN ont rompu  avec cette tradition et abordent les grandes questions nationales avec lucidité et une maîtrise de la situation du pays, de ses  ressources internes et aussi des mécanismes de la coopération internationale.  A mon avis, ils mettent  la  barre si haut  que leurs adversaires  vont devoir  s’appliquer à  proposer a leur tour un document de l’envergure du PSSN

 Le temps ou un candidat à la présidence  menait  campagne, sillonnait la république  sans  expliquer pas même une seule fois  à l’électorat,  la raison pour laquelle il sollicitait son vote, ce temps  est dépassé. Dès lors le candidat ne  pourra plus masquer son incapacité à offrir une alternative valable en se livrant à des  attaques ad hominem ou  en colportant des rumeurs les plus farfelues sur le compte de ses adversaires.  Il sera contraint d’énumérer les points de désaccord, affronter le débat politique, exposer clairement son programme en précisant le coût de ses promesses et la provenance de leur  financement dans les limites des  capacités d’absorption réelles du pays.

Nous nourrissons l’espoir que  les éditorialistes, les analystes et les journalistes politiques se feront le devoir  de cuisiner les hommes  aspirant à diriger le pays sur le projet  qu’ils soumettent  à la nation. Nous le redisons que ce n’est pas faire de la politique que d’interroger un  candidat ou  un chef de parti sur le sérieux de son projet. Il y va de l’intérêt du pays. Et de la société haïtienne.  

Gesler Jean-Gilles

GHESKIO rectifie…de ne jamais chercher à être Récipiendaire Principal du Fonds Mondial en Haïti pour éviter tout conflit d’intérêt


Je viens de recevoir des correspondances émanant du Dr Jean-William Pape, du Dr Reynold Grand’ Pierre de GHESKIO, et du Dr Fritz Moïse, président du Forum des SR (Sous-Récipiendaire – institutions qui exécutent des projets dans le cadre du Programme du Fonds Mondial contre le SIDA, la Tuberculose et la Malaria en Haïti)  me demandant de rectifier une information  que j’ai postée sur ce blog la semaine passée.

Je publie ici pour l’édification des lecteurs de ce blog les e-mails reçus des Dr Pape, Grand Pierre et Moïse:

Mon cher Roosevelt,

Pour ta bonne édification et celle de tes lecteurs, à propos du passage de ton article où tu écris: ” Des institutions locales dont GHESKIO et ICC cherchaient a obtenir la position appelee PR (principal recipiendaire)”, j’aimerais signaler qu’à aucun moment le GHESKIO n’a eu l’intention ou la volonté de devenir PR du Fonds mondial.

Dr Reynold Grand’Pierre

Centres GHESKIO

Reynold,

J’ ai deja fait la meme demande de rectification a Roosevelt a travers Soeurette. J’ attends encore une reponse.

Tous ceux qui sont copies savent que cette information n’ est pas correcte. Ce serait d’ ailleurs un conflit d’ interet evident. De toute facon ce ne fut jamais le cas. Roosevelt a interet a bien s’ informer pour ne pas discrediter son journal et CECOSIDA.

JWP

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Reynold,
Je viens de lire ton E-mail et celui de Bill, et j’ai ete tout de suite lire l’article de Roosevelt que je n’avais pas encore lu. Je voudrais confirmer en tant que President du Forum des SR, qu’effectivement comme tu l’as dit Reynold, GHESKIO n’a jamais pensé à devenir PR et n’en n’a jamais eu ni l’intention , et ni la volonté, et comme a dit Bill, tous les partenaires le savent.
Notre grand ami Roosevelt qui est un professionnel de haut niveau va, sans aucune forme de doute, apporter la note rectificative.
Ok Reynold,
Fritz

Fritz Moïse, MD/MPH
Directeur Exécutif FOSREF

Je remercie Drs Pape, Grand’Pierre et Moïse et leur donne acte pour cette rectification.

Je remercie aussi tous ceux qui ont réagi à ce blog. Je publierai leurs réponses en temps et lieu.

Je rappelle que CECOSIDA dont je suis le Président fait partie aussi du Forum des SR

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