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Tag: leadership

  • Un article de mon ami Gesler Jean-Gilles sur le Plan de Sauvetage National élaboré par Rudolph Boulos et Sauveur Pierre Etienne

    Je reprends ici dans ce blog un article de mon ami Gesler Jean-Gilles sur le processus de la reconstruction en Haïti. 

    Le  Plan Stratégique de Sauvetage National ou la façon novatrice de faire la politique en Haïti

    Par Gesler Jean-Gilles  

    Il convient vraiment de  féliciter le Sénateur Rudolph  Henri  Boulos  et  Sauveur Pierre Étienne, deux hommes politiques que tout au départ semblait opposer, d’avoir pu mettre de côté leur différence idéologique et réussir à  rassembler ces compétences haïtiennes tant de  l’intérieur que de l’étranger autour du projet de construction de ce pays.

    La première impression qui se dégage en lisant le document est que cet exercice apparaît  comme  un pied de nez  en direction de ceux qui persistent à croire qu’Haïti est morte  et enterrée  bien avant le 12 janvier 2010 et que la catastrophe  leur fournit   l’occasion de  prendre en charge a notre place la reconstruction  en  nous imposant   une sorte de plan passe-partout destiné  aux  pays faillis.

    Au moment ou les autorités de Port-au-Prince ne peuvent rien décider sans avoir sollicité préalablement  l’onction du président Fernandez, il est réjouissant de constater qu’ il existe encore chez nous  des hommes et des femmes  possédant une  compréhension articulée  de la problématique haïtienne et imbus de leurs responsabilités citoyennes,  qui refusent d’accepter la  coopération internationale sous  sa forme la plus honteuse:  l’assistanat.

     Le développement d’Haïti ne peut s’accomplir que dans un cadre de la refondation de l’État. Un État effondré,  comme c’est le cas actuellement,  et qui prend  toutes les allures d’un sultanat, ne saurait assumer ses responsabilités constitutionnelles.  Encore que le sultan, en tant que maître de son territoire, adopte de son propre chef,  les mesures administratives et politiques nécessaires  pour gérer son bien  à son avantage en  s’assurant d’une répartition équitable des miettes   entre  ses  sujets.  

     Si l’État haïtien s’est effondré au point de devenir un foyer de l’anarchie, du chaos et des violations des  droits fondamentaux des citoyens,  c’est que des hommes qui sont grassement payés pour veiller à son  bon fonctionnement ont piteusement échoué. En réalité ces gens ne sont pas préparés à l’exercice du pouvoir,  une tâche  importante et  complexe.  L’impréparation des dirigeants et ses conséquences néfastes,  une gestion calamiteuse, couplée à une corruption rampante, ont rivé le dernier clou au cercueil de cet État.  

    Le PSSN  se propose  de restituer  à l’État ses fonctions  régaliennes afin de le mettre en mesure de fournir aux citoyens,  dont dépend sa légitimité, les services publics auxquels ils ont droit. 

    Dans l’optique des rédacteurs du plan, seul un État restauré dans ses fonctions, disposant du monopole de la contrainte physique et de la fiscalité, une idée chère au politologue  Sauveur Pierre Étienne:  un État moderne  est donc  a même d’apporter les solutions appropriées  a ces  problèmes majeurs auxquels fait face la société comme : une formation de qualité  accessible a tous et qui réponde aux défis fondamentaux du XXIe siècle, une couverture sanitaire nationale et efficace, des  services publics accessibles sur n’importe quel point du territoire, une fonction publique dont le personnel est recruté  sur concours, la décentralisation et la déconcentration des services de l’État, un environnement assaini, une diplomatie intelligente  au service des intérêts du pays,  etc.  

    Le nouvel  État à émerger  des décombres du 12 janvier 2010 devra  marquer la ligne entre les droits des citoyens, de l’homme de la rue jusqu’aux plus hautes autorités de la république, et leurs responsabilités aussi. Il est illusoire de penser que les  institutions peuvent fonctionner quand la majorité des citoyens  se comportent  comme dans une jungle parce que ne recevant pas  la protection de l’État a laquelle ils ont droit.

     Ce plan de 160 pages n’est pas la panacée à tous les maux qui affligent Haïti. En revanche, il est assurément  jusqu’à date le meilleur document en circulation pour tenter  de mettre le pays sur la voie de la modernité.  Les  quelques études (trop rares) de partis politiques  que nous avons pu parcourir nous laissent sur notre faim. Par exemple celle de fanmi lavalas,  Investir dans l’humain,  parue en décembre 1999,  est un Livre blanc ; c’est-a-dire  un état des lieux, un inventaire des problèmes et surtout des ressources dont dispose le pays. Ce n’était pas difficile pour ce parti  qui pouvait compter sur la soumission  des hauts fonctionnaires ou des ministres du gouvernement de René Préval à  l’ endroit du bienfaiteur Jean-Bertrand Aristide,  pour accéder aux données qui lui étaient nécessaires à la réalisation de son livre blanc. 

    S’il y a un avant et un après le 12 janvier, on est en droit de croire, dorénavant,  a un avant et un après le PSSN.  C’est  à l’honneur  des hommes et des femmes qui, toutes  disciplines  confondues,  ont investi généreusement  leur temps, leur énergie et  leurs compétences  pour inventorier méticuleusement  les besoins du pays, les chiffrer et indiquer surtout la  façon de les  financer.  Le document a le mérite d’opérer une sorte de révolution dans les mœurs politiques haïtiennes en ce sens qu’il nous mettra, je crois, a l’abri du verbiage qui caractérise souvent les interventions de nombreux acteurs  politiques.  Désormais les politiciens haïtiens ne peuvent plus se contenter de lancer des slogans creux, des promesses fumeuses,  irréalistes ou des mises en garde incendiaires  en lieu et place d’une plateforme électorale et d’un programme de gouvernement. 

    Les rédacteurs du  PSSN ont rompu  avec cette tradition et abordent les grandes questions nationales avec lucidité et une maîtrise de la situation du pays, de ses  ressources internes et aussi des mécanismes de la coopération internationale.  A mon avis, ils mettent  la  barre si haut  que leurs adversaires  vont devoir  s’appliquer à  proposer a leur tour un document de l’envergure du PSSN

     Le temps ou un candidat à la présidence  menait  campagne, sillonnait la république  sans  expliquer pas même une seule fois  à l’électorat,  la raison pour laquelle il sollicitait son vote, ce temps  est dépassé. Dès lors le candidat ne  pourra plus masquer son incapacité à offrir une alternative valable en se livrant à des  attaques ad hominem ou  en colportant des rumeurs les plus farfelues sur le compte de ses adversaires.  Il sera contraint d’énumérer les points de désaccord, affronter le débat politique, exposer clairement son programme en précisant le coût de ses promesses et la provenance de leur  financement dans les limites des  capacités d’absorption réelles du pays.

    Nous nourrissons l’espoir que  les éditorialistes, les analystes et les journalistes politiques se feront le devoir  de cuisiner les hommes  aspirant à diriger le pays sur le projet  qu’ils soumettent  à la nation. Nous le redisons que ce n’est pas faire de la politique que d’interroger un  candidat ou  un chef de parti sur le sérieux de son projet. Il y va de l’intérêt du pays. Et de la société haïtienne.  

    Gesler Jean-Gilles

  • Qu’est ce qui s’est passe avec la Fondation SOGEBANK comme responsable des projets du Fonds Mondial en Haiti et pourquoi les autorites haitiennes ne sont pas a la conference de Vienne?

    A la conference internationale sur le SIDA a Vienne, des professionnels haitiens du secteur se sont retrouves pour faire le point sur la situation en Haiti.

    J’ai eu l’occasion d’ecouter des positions sur la situation du projet du Fonds Global en Haiti et du fait que la Fondation SOGEBANK a perdu son leadership dans le secteur du VIH/SIDA en Haiti. En fait, ce que je comprends c’est tout HAiti qui a perdu son leadership dans le secteur VIH/SIDA au niveau global.

    Pour le moment, la Fondation SOGEBANK  s’est desistee de sa position de principal gestionnaire ou sous recipiendaire du Fonds Global en Haiti. Suite a un audit “accablant” de ce Fonds non encore rendu public de la gestion de la Fondation SOGEBANK , des organisations membres du CCM (Comite de Consultation Multi-Sectorielle) ont donne un vote de non confiance a la Fondation en decembre dernier. Le vote devait etre repris le 12 janvier 2010 du fait que, contrairement aux reglements interieurs, des votes ont ete emis par procuration. Au moment meme ou le CCM sous la presidence du Premier Ministre Jean-Max Bellerive  se reunissait en ce jour du 12 janvier, est survenu le tremblement de terre.

    La Fondation a cherche a se reprendre apres le seisme mais le Fonds Global a decide de la remplacer. Des institutions locales dont GHESKIO et ICC cherchaient a obtenir la position appelee PR (principal recipiendaire). J’ai appris que le PNUD et PSI ont ete designes d’office par le Fonds Global et que Haiti a ete mise en situation de transition, une appellation pudique pour dire que le pays a perdu son autonomie de gestion dans le Fonds Mondial.

    Je crois que le point doit etre fait sur ce dossier qui prouve une fois l’echec du  leadership et de la gouvernance dans le pays.

    Aucune autorite publique  haitienne  n’a fait le deplacement pour participer a cette conference.

    C’est une question a poser au Minsitre de la Sante et aussi au Premier Ministre Bellerive qui est theoriquement le President du CCM.

    Quel est donc le meilleur endroit pour faire du plaidoyer, du networking et des negociations qu’a cette rencontre ou les Bill Clinton et Bill Gates et de nombreux chefs d’Etat et de gouvernements et de responsables d’agences internationales sont presents. 

    En questionnant des delegues sur l’absence remarquable et remarquee des officiels haitiens a Vienne, certains m’ont repondu qu’ils croient en leur bonne foi et  que ce serait, peut etre, a cause  de la situation financiere.

    Une question que j’invite les journalistes de Port-au-Prince a poser au Ministre de la Sante, au Premier Ministre et aux autres responsables du secteur et aussi commencer a publier et diffuser des informations sur ce qui s’est passe avec la Fondation SOGEBANK .

    J’aimerais bien en discuter avec l’actuel directeur de la Fondation, le Dr, Emile Herald Charles qui est un professionnel pour lequel j’ai un grand respect.

  • Bonne fete Mandela!

    Mandela a 92 ans aujourd’hui. Et je dis bonne fete a Madiba!

    J’ai eu l’occasion pendant ce dernier mois  de rencontrer des Sud Africains a  Bonn, a Londres, a Paris et aujourd’hui encore a Vienne et je suis fascine par leur attachement pour leur leader. Chacun me decrit a sa facon son amour pour cet grand homme.

    Je viens  d’acheter le dernier numero Hors Serie de Courrier International qui consacre 97 pages de textes, de photos, de graphiques a Mandela : un heros de notre temps. Je les ai lues avec appetit. Et comme ce dernier vient en mangeant, je me suis aussi nourri l’esprit beaucoup plus des   conversations que j’ai eues avec  mes amis et acquaintances sud africains.

    Eux tous sont fiers des recentes realisations de leur pays et du fait qu’ils inpirent plus de respect au reste du monde.

    J’ai eu l’occasion aussi de visionner  dans l’avion  le film Invictus de Clint Eastwood  qui propose une version hollywoodienne  de la reconciliation raciale en Afrique du Sud a travers un evenement sportif majeur: la finale de la coupe du monde de rugby en 1995. Le rugby, le sport des Blancs africaners …

    Et j’ai regarde avec un grand plaisir la  finale de la coupe du monde de foot ball et voir Mandela fouler la pelouse a cote de son epouse Graca (Ex epouse de Samora du Mozambique) avec un sourire on ne peut plus etre grand et beau.

    J’ai un grand plaisir aujour’dhui de saluer la date de naissance de cet homme et j’ajoute mon soufle aux votres pour soufler ses 92 bougies qui eclairent son pays et qui peuvent etre une source d’inspiration, un exemple de leadership, un modele d’experience pour nous.

  • CECOSIDA signe la declaration de Vienne sur le VIH/SIDA

    Le Centre de Communication sur le SIDA (CECOSIDA) vient de  de signer la Déclaration de Vienne qui demande que les politiques sur les drogues soient basées sur des preuves scientifiques.

    La Déclaration est mise de l’avant par le Centre international pour la science dans les politiques sur les drogues, la Société internationale sur le sida et le Centre d’excellence de la C.-B. en VIH/sida, dans le cadre de la XVIII Conférence internationale sur le sida.

    Voici la declaration:

    En réponse aux préjudices des drogues illégales sur la santé et la société, un important régime international de prohibition des drogues a été mis en place sous la tutelle des Nations Unies.1 Des dizaines d’années de recherche ont permis de réaliser une évaluation complète des répercussions du phénomène mondial de « guerre contre la drogue ». Tandis que des milliers de personnes se réunissent à Vienne dans le cadre de la XVIIIe Conférence internationale sur le sida, la communauté scientifique internationale demande que l’on reconnaissance les limites et les préjudices de la prohibition des drogues et réclame une réforme des politiques en matière de drogues afin d’éliminer les obstacles à la mise en place de régimes efficaces de prévention, de traitement et de soins du VIH.

    Il existe maintenant des preuves irréfutables2, 3 que les efforts d’application de la loi n’ont pas réussi à enrayer la disponibilité des drogues illégales dans les collectivités où il y a de la demande. Au cours des quelques dernières décennies, les systèmes nationaux et internationaux de surveillance des drogues ont révélé une tendance générale à la baisse dans le prix des drogues ainsi qu’une tendance à la hausse dans leur pureté – malgré des investissements considérables dans les efforts d’exécution de la loi.3, 4

    De plus, il n’existe aucune preuve qu’une férocité accrue des démarches d’application de la loi réduit de façon importante la prévalence de la consommation de drogues.5 Notamment, les données indiquent clairement que le nombre de pays dans lesquels les personnes s’injectent des drogues illégales est à la hausse et que les femmes et les enfants sont de plus en plus touchés.6 En dehors de l’Afrique subsaharienne, l’utilisation de drogues injectables cause environ le tiers des nouveaux cas d’infection par le VIH.7, 8 Dans certaines régions où le VIH se répand le plus rapidement, par exemple l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, la prévalence du VIH peut atteindre 70 % parmi les utilisateurs de drogues injectables, et dans certaines régions ce groupe compte plus de 80 % de la totalité des cas de VIH.8

    Face à la réalité des preuves accablantes que les efforts d’exécution de la loi ont échoué par rapport à leurs objectifs déclarés, il est important de reconnaître et d’aborder les conséquences nuisibles. Ces dernières comprennent entre autres les points suivants :

    • Une épidémie de VIH alimentée par la criminalisation des personnes qui consomment des drogues illicites et les prohibitions relatives à l’offre de seringues stériles et de traitements de substitution à base d’opioïdes.9, 10
    • Des flambées de VIH parmi les utilisateurs de drogues incarcérés et asilaires, causées par des lois et politiques punitives et un manque de services de prévention du VIH dans ces milieux.11-13
    • L’affaiblissement des régimes de santé publique lorsque les efforts d’application de la loi poussent les utilisateurs de drogues illicites à ne pas se prévaloir des services de prévention et de soins et à se tourner plutôt vers des milieux où le risque de transmission de maladies infectieuses (p. ex., VIH, hépatites B et C, tuberculose) et d’autres préjudices est plus élevé.14-16
    • Une crise dans les systèmes de justice pénale, découlant de taux d’incarcération records dans plusieurs pays.17, 18 Cette réalité a eu des répercussions négatives sur le tissu social de collectivités entières. Bien que les disparités raciales dans les taux d’incarcération pour infractions liées aux drogues soient évidentes dans bon nombre de pays, l’impact s’est avéré particulièrement grave aux États-Unis, où environ un Afro-Américain sur neuf parmi les hommes âgés de 20 à 34 ans est incarcéré en tout temps, principalement en raison des efforts d’exécution des lois antidrogue.19
    • La stigmatisation des personnes qui utilisent des drogues illicites, ce qui renforce l’attrait politique de la criminalisation des utilisateurs de drogues et mine les efforts de prévention du VIH et de promotion de la santé.20, 21
    • De graves violations des droits de la personne, y compris la torture, le travail forcé, les traitements inhumains et dégradants et, dans un nombre de pays, l’exécution de personnes condamnées pour infractions liées aux drogues.22, 23
    • Un énorme marché des drogues illicites d’une valeur annuelle estimée à 320 milliards de dollars américains.4 Ces profits demeurent entièrement en dehors du contrôle gouvernemental. Ils alimentent la criminalité, la violence et la corruption dans d’innombrables communautés urbaines et ont déstabilisé des pays entiers, par exemple la Colombie, le Mexique et l’Afghanistan.4
    • Le gaspillage de milliards de dollars des contribuables sur une « guerre contre la drogue » qui n’atteint pas ses objectifs déclarés et contribue plutôt directement ou indirectement aux préjudices décrits ci-dessus.24

    Malheureusement, les preuves de l’échec de la prohibition des drogues relativement à ses objectifs déclarés, ainsi que les graves répercussions négatives de ces politiques, sont souvent niées par ceux qui ont des intérêts cachés dans le maintien du statu quo.25 Cet état de fait a semé la confusion au sein du public et a coûté d’innombrables vies. Les gouvernements et les organisations internationales ont l’obligation éthique et juridique de répondre à cette crise en mettant en place de nouvelles stratégies fondées sur des preuves et capables de réduire les préjudices liés aux drogues sans engendrer de nouveaux problèmes. Nous, les soussignés, demandons aux gouvernements et aux organisations internationales, y compris les Nations Unies, de/d’ :

    • entreprendre un examen transparent de l’efficacité des politiques antidrogue actuelles;
    • adopter et évaluer une approche de santé publique basée sur des données scientifiques en vue d’aborder les préjudices individuels et communautaires découlant de l’utilisation de drogues illicites;
    • décriminaliser les utilisateurs de drogues, multiplier les options de traitements de la toxicomanie fondés sur des données probantes et abolir les centres de traitements de la toxicomanie obligatoires et inefficaces, qui violent la Déclaration universelle des droits de l’homme; 26
    • appuyer catégoriquement et accroître le financement de l’adoption de la gamme complète d’interventions VIH décrites dans le guide d’établissement des objectifs de l’OMS, ONUDC et ONUSIDA;27
    • mettre à contribution, de façon significative, les communautés touchées dans le développement, la surveillance et la mise en œuvre de services et politiques qui touchent leurs vies.

    De plus, nous en appelons au secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki moon, afin qu’il mette en place des mesures d’urgence visant à faire en sorte que les Nations Unies – y compris l’Organe international de contrôle des stupéfiants – s’expriment d’une seule voix pour appuyer la décriminalisation des utilisateurs de drogues et l’adoption de stratégies de lutte antidrogue basées sur des données probantes.28

    Le fait de baser les politiques antidrogue sur des données scientifiques n’éliminera pas la consommation de drogues ou les problèmes découlant de l’injection de drogues. Cependant, la réorientation des politiques liées aux drogues vers des approches fondées sur des preuves qui respectent, protègent et renforcent les droits humains pourrait éventuellement réduire les préjudices causés par les politiques actuelles et permettrait de rediriger les considérables ressources financières là où on en a le plus besoin, c’est-à-dire dans l’adoption et l’évaluation d’interventions scientifiques de prévention, de réglementation, de traitement et de réduction des préjudices.

  • Bonjour Louvre!

    Le rendez aujourd’hui, c’est au Louvre: le musee.

    Geraldine ne se ra pas avec nous. Elle nous a bien explique hier soir comment y aller en metro. Nous allons quitter Maisosns Laffitte par le RER A pour la defense et prendre la 1 vers le Louvre.

    J’ai passe la journee hier avec Gervaise, ses fils Charles et Etienne. Ce sont des personnages de Zola dans son fameux roman  L’Assommoir. Zola ecrit avec forces details et decrit avec minutie la vie des pauvres travailleurs a Paris au 19esiecle.

    L’alcool et le sexe: double faiblesse et double plaisir .  Ces deux plaisirs sont les deux paradis laisses aux pauvres du moment.

    J’ai toujours eu un penchant pour Zola surtout pour son fameux cri :” J’accuse” qui est un classique de la litterature journalistique politique.

    Hier soir, nous avons dine avec la maman d’Eddy. Femme extraordinaire. Passionnee d’art et d’histoire.

    Nous avons converse du tout art: de la Grece antique aux Romains passant par la renaissance, du faste et de la grandiosite de la vie royale en Europe, des grandes civilisations africaines, chinoises et amerindiennes, de la grandeur et de la decacdence du fait religieux etc…

    Nous avons bu du vin blanc, mange du poulet roti, des haricots verts, du baked zitti, de la salade, de la vinaigrette etc.. du pain et de l’eau.

    Les rais du soleil s’estompaient jusqu’a ce qu’il fasse noir a 22:30.

    Je viens de me reveiller. J’ai ete en velo acheter du pain a la boulangerie. 3 baguettes et 12 croissants.

    Eddy vient de nous demander quand est ce qu’on va a Paris.

    Marijo a repondu : “Tout a l’heure”.

    Nous allons au Louvre. En attendant je vais google le Louvre pour me renseigner un peu et preparer ma visite.

    Bonne journee!

  • Un moment de beaute a Versailles et aux Trianons

    J’ai eu l’occasion de visiter le chateau de Versailles, ses jardins et bosquets, le grand et le petit trianon. J’ai passe un agreable moment avec la beaute, la grandeur, la magnificence et la  sublimite!

    J’etais avec Marijo, Jonathan, Cassy, Axel. Geraldine, notre amie qui nous recoit, nous conduit. La voiture roule a petits pas et pas du tout. C’est un bouchon. Geraldine appelle Eddy, son mari,  pour dire que nous sommes pris dans un embouteillage et qu’elle devait faire une autre route. Eddy dit que c’est comme ca tous les matins et ca va nous prendre 10 minutes.  Nous sommes impatatiens. Et ca fait deja une demi-heure que nous sommes coinces ici a la sortie de Maisons Laffitte.

    Et j’en profite pour partager mon temps entre l’admiration de la beaute de la nature, des arbres qui serpentent la Seine, la lecture d’un texte sur la montee economique du Vietnam et l’ecoute de BFM, la radio de l’eco…nomie et aussi les discussions entre Axel et Cassy sur tout en arriere.

    Nous avancons plus vite. Nous entrons Merly le roi. Geraldine m’apprend que Louis XIV, le roi Soleil, est ne pas loin d’ici. Et je commence a lire des inscriptions dirigeant vers le domaine national de Versailles.

    L’allee a l’entree est bordee d’enormes arbres tailles a la ligne droite et a la perfection. Geraldine precise  que c’est le jardin a la francaise.

     Nous nous sommes gare au boulevard de la reine tout pres de la rue Maurepas. Geraldine a fait d’enormes maneuvres pour bien placer la Volvo vert bouteille  dans le petit emblacement trace en blanc.

    Tout le monde descend. On apporte de l’eau. En avant, marche! Salut Versailles.

    Nous passons le boulevard de la reine pour franchir la barriere Neptune. Marijo et Cassy posent pour des photos dans la cour royale.

    Le profil des arbres rythme avec les sculptures qui jonchent l’allee du grand canal au chateau.

    Geraldine marche vite. Nous prenons notre temps pour regarder, admirer et photographier. Mais, elle sait mieux que nous. Elle a deja pris place dans la longue file qui attend pour acheter les tickets. On aurait pu acheter sur internet, mais nous n’aurions pas de rabais pour les enfants.

    Au guichet, je lis “enfants de moins de 18 ans: gratuit, adultes 15 euros pour le chateau et 18 euros pour voir le tout”.

    Geraldine me demande si on veut voir le tout. Marijo dit oui. Le tout c’est le chateau de Versailles ou vivait le roi (Louis XIV jusqu a Louis XVI), la reine (Marie Therese jusqu’a Marie Antoinette; le grand Trianon et le petit trianon offerts en cadeau par Louis XVI a Marie-Antoinette.

    Les tickets payes, nous sommes dans une autre ligne pour rentrer au chateau. D’abord, nous allons aux toilettes pour liberer nos vessies.

    Nous avons visite, a cote d’une centaine de touristes, le rez de chausse du palais ou sont expose des fresques sur la vie intellectuelle, la vie religieuse du 17eme siecle.

    Sur mon plan, je lis que le chateau en brique et pierre a ete contruit par Louis XIII et agrandi par son fils Louis XIV    qui y installa la Cour et le Siege du Gouvernement en 1682. Les traveaux ont continue jusqu’a la mort de Louis XIV en 1715. Avec la revolution francaise en 1789, la monarchie quitte Versailles et en 1837, le roi Louis Philippe inaugure le Musee consacre a “Toutes les gloires de la France”.

    Nous avons visite la chambre du roi, la chambre de la reine et leurs antichambres. Nous avons admire les voutes et les plafonds  decores avec des mains expertes a la gloire de la mythologie greco-latine dont venerait le roi.

    J’ai vu la petite porte par laquelle Marie-Antoinette s’est  enfouie avant d’etre arretee a Varenne. J’ai revu cette tranche d’histoire que j’ai lue dans la biographie de la reine Marie Antoine ecrite par Andre Castellot. 

    Nous avons egalemnt fait le tour du Grand Triannon, le Petit Trianon et son parc indissociablemnt lies au souvenir de Marie-Antoinette, la seule reine, dit-on, a  avoir impose son gout personnel a Versailles.

    Marie-Antoinette n’avait que 19 ans quand Louis XVI lui offrait en cadeau cette havre de paix, de tranquilite et d’intimite.

    J’ai voulu y rester. Les autres aussi. Mais le soleil etait chaud, tres chaud. Nous avons bu du jus d’orange. 

    Notre vendeur nous apprend que ce sont les meilleurs oranges du monde qui viennent du Maroc.

     Geraldine  ne cache pas son doute… et moi je bois d’un trait, suce la glace avant de jetter le gobelet en plastique.

    photos et videos sur www.facebook.com/roosevltjf

  • Europe et Leadership: Du foot ball a l’economie

    Je suis arrive a Paris  ce matin apres une semaine a Bonn et une escale d’une heure a Londres. Paris ne rit pas. Aujour’hui, c’est la greve.

    Je change 200 dollars en euro.  L’agent de change  me remet 137  euros et 70 centimes. 

    Je prends le train de l’aeroport Charles de Guale  vers la gare du Nord. Je lis qu’ en raison du mouvement social, le service fonctionne au ralenti et de s’attendre au retard.

    Plus que le service, le pays fonctionne au ralenti. Ca se sent. Je rapporte les journaux que je lisais dans l’avion. Les grands titres tournent autour de la debacle de l’equipe de foot-ball, la greve du transport public pour protester contre l’augmentation de l’age de la retraite, le budget et la crise economique.

    Il fait chaud dans le train. Mon voisin a la tete tournee vers le plafond. Il ne parle pas et ne veut pas parler. J’ai quand meme essaye de  briser la glace avec un ca va.

    Oui, oui me repond-t-il me jetant un regard furtif et un rire jaune. Un sourire en etirant le slevres sans montrer les dents.

    J’ai repris mes journaux et je suis tombe sur article du Wall Street Journal sur le leadership et l’Europe.

    L’article traite du foot-ball signalant la debacle des equipes europeennes au manque du leadership des capitaines sur le terrain.

    C’est aussi le cas dans le secteur economique. L’Europe n’est plus le levier de la croissance.

    En conversant tout a l’heure avec Shirley, jeune francaise d’origine haitienne qui travaille a Durbai, elle m’explique que la debacle du foot ball europeen et la crise de l’economie en Europe prouvent bien qu’il ya une crise de leadership.

  • Leadership, Assistance and Occupation: lessons from Afghanistan!

    “If we don’t stand for our sovereignty, it won’t take long before that assistance turns into an occupation”, said Afghan President criticizing the US and others.

    As a global leadership scholar, I am studying American soft power leadership and its practices on the global world in general and in Haiti in particular.

    Shortly after the earthquake last January, I spent several days at the airport in Port-au-Prince where most rescue teams stayed for the first phase of the emergency response. Most of the rescues were from Afghanistan and I had the opportunity to talk about the situation of this country.

    I just read a story published by the Wall Street Journal on Afghan Affairs. And what I read is close to the situation in Haiti with one difference: Haiti is not an open war zone on terrorism and ethnic fundamentalism.

    But besides this main difference, some tags words will include both countries: aid, troops, election, corruption, occupation, sovereignty etc…

    100,000 American troops are fighting a deadly war against the Taliban in Afghanistan whose government is propped up by billions of dollars in aid.

    US President Barack Obama just visited his Afghan homologue President Hamid Karzai. Talks from both side were not soft.

    Obama criticized Mr. Karzai on pervasive corruption in his government.

    This looks the same with Obama meeting with Preval recently at the White House. I don’t know the content of their closed talks but shortly after his visit, the State Department released a report on corruption in Preval’s administration.

    USA today published a story pointing at a Minister closed to Preval who is a stakeholder in a construction firm which has been granted several contracts in the reconstruction of Port-au-Prince.

    Afghanistan and Haiti should have elections this year.

    Karzai, on his side, is very hard on elections issues and the control of the Electoral Commission.

    Parliamentary elections are slated for September in Afghanistan. And the control over the Electoral Commission is the main target.

    The main challenge for the US and its allies in Afghanistan is the ability to use at the very same time both the hard power of the military intervention and the soft power of influence through leadership building capacity.

    Soft power as defined by Joseph Nye of Harvard University is the ability to obtain what one wants through co-option and attraction. It is in contradistinction to ‘hard power‘, which is the use of coercion and payment.  Soft power should be based on trust, values and institutions.

    Roosevelt Jean-Francois

  • Caricom’s quest for leadership role in Haiti

    My topic for this post is Haiti amidst the global softpower and global
     leadership  in the  rebuilding process.
    I just had a chat with a friend about this topic and he mentioned the
     internet  and facebook as the  main global  softpowers.  Which I disagree,
    understanding that these are medias and not the  message.
    Haiti is to share its rebuilding process with global powers including
     countrries  (USA, Canada,  France, Brazil and the Domnican Republic);
    global, regional and  multilateral organizations  (UN, OAS, IDB,WB, EU 
    and Caricom and global personalities and philantropies. 
    I want to focus more on Caricom leadership and the call of its leaders to
     
     
    play ‘a clear role’ in the reconstruction of Haiti.
    Caricom has a special envoy to Haiti. It’s former Jamaican prime minister
     PJ Patterson who spoke at th UN international donors
     conference.
    He did not say that much and his pocket is not as deep as others.
    Some  caricom members accused   the international community
    of excluding the Caribbean from reconstruction efforts in Haiti,
    following the January earthquake.
    They also argue  that Caricom can provide the voice that Haiti
     itself does not have,  in its time of crisis.
    I totally agree with this comment. But Caricom should also
    prove to be an inclusive
     community first and to accept Haitians on thir soil not to
    deport them neither stigmatize them.
    Leadership comes with responsibility.  And the softpower and
     leadership role  Caricom is seeking for should start with a clear
    acceptance of Haiti and Haitians to be part wholly in the community
    and to guarantee its members protection and
    acceptance on the soil of the 14 sovereign nations.
    Caricom wants be the column for the steering wheel, while arguing
    for Haiti  to be in the driving seat.
    But, Caricom should start by proving it cares for Haitians in its
     country members first.