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Tag: communauté

  • Leadership Martelly et fête du drapeau!

    Le président Martelly a un nouveau rendez public. Celui du 18 mai à l’Arcahaie pour la fête du drapeau. Ce sera l’occasion pour lui de se  rattraper après sa prestation de samedi dernier.

    Hier après-midi, j’ai eu l’occasion d’animer une causerie pour des jeunes d’une église baptiste à Fort-Lauderdale autour de la fête du drapeau. J’ai commencé mon intervention par des questions. Des questions simples: pourquoi un drapeau? C’est quoi un drapeau? Quel est le sens du drapeau ? Quelle relation entre le drapeau, Haïti et vous qui n’avez jamais été en Haïti? Quelle relation entre le drapeau haïtien et le drapeau américain?

    Les réponses que j’ai eues se résument sur le symbolisme du drapeau. C’est ce symbole qui nous unit. C’est ce que nous avons en commun et qui fait de nous une communauté au delà des frontières et malgré nos différences.

    Je crois que le Président Martelly devait lever le niveau de son jeu pour cette occasion. Affirmer la fierté haïtienne. Sur ce point, il peut se référer aisément à l’homélie Kébreau  et aussi puiser de l’histoire haïtienne pour inspirer son équipe, la population et le reste du monde.

    Pour le moment, Haïti a presque tous les drapeaux de la terre qui flottent sur son sol. C’est un point à aborder. Et les Haïtiens chantent plus d’un hymne: multi nationalité.

    Nous chantons le Star Spangled Banner (La Bannière étoilée), l’hymne américain, l’Ô Canada… La Marseillaise et le Quiqueyannos valientes, respectivement de la France et de la République Dominicaine, ne dépassent pas notre gorge. Et ceci pour bien des raisons.

    En tout cas, le président a rendez vous pour marquer la différence et le changement, montrer l’autre type de leadership… communiquer sa vison, son plan, inspirer…dégager des perspectives.

    Le contenu doit être pesant. Il faut s’attendre à un texte travaillé, profond, et bien délivré.

    Au niveau de la forme et du ton, le Président lit trop vite… Poze… Poze… Un discours se lit lentement par moment. Il faut varier le ton.

    Le président a besoin du coaching à ce niveau. Il lit trop vite. C’était le cas  à la conférence de Presse à Washington avec Hilary Clinton et aussi dans son discours d’investiture). Il doit se rattraper vite à ce niveau.

    Et puis, pas de message négatif… Ayiti yo pavle wè… peut se transformer en Ayiti cheri… yo vle wè-a… Sak pa kontan anbake peut se transformeren Nou kontan, nap met men.

    C’est le rêve qu’il faut vendre et non la réalité. Ce sera pour moi le symbolisme du drapeau et la fête du 18 mai.

    http://www.rooseveltjf.wordpress.com

  • Leadership et idée: la force du livre.

    Je reprends ici une note de l’UNESCO à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui nous invite à réfléchir sur le livre dans une double dimension :  “objet et idée”.  Comme objet de par sa forme matérielle et comme idée de par son  contenu immatériel, le livre, selon l’UNESCO,  exprime la pensée d’un auteur et prend  un sens dans l’imagination du lecteur.

    “La lecture est une conversation privée du lecteur avec l’auteur”.  Et l’UNESCO souligne que le ” livre représente le partage. Partage de l’expérience, des connaissances, de l’intelligence du monde dans le temps et l’espace”.

    Le  livre constitue  le mode de dialogue le plus efficace qui soit entre les individus, au sein des communautés, entre les générations et avec les autres sociétés, selon l’UNESCO.

    C’est un outil de dialogue unique qui doit être protégé, déclare  la note de l’UNESCO qui indique d’autre part qu’il est de sa  responsabilité  “d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible, tout en préservant ces valeurs et ces formes d’expression que nous partageons et que nous chérissons. Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées”.

    “Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. Ses retombées seront profondes et durables”.

    Ce changement suscite aussi de vifs débats sur les forces et les faiblesses des différents types de produits, la nature du droit d’auteur aujourd’hui, le rôle des bibliothèques face au savoir en ligne, la signification du concept d’auteur à l’ère des blogs et des wikis.

    “Nous devons analyser ces débats complexes. L’UNESCO est en première ligne. Le thème du deuxième Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, qui se tiendra en juin à Monza (Italie), ne pouvait être plus à propos : « Le livre demain : le futur de l’écrit »”.

    “Les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires et de les faire parler. Ce sont les meilleurs messagers de la tolérance. De vibrants signes d’espoir. Les livres sont les piliers des sociétés libres et ouvertes”.

    “Nous devons les protéger. Nous devons rendre leur richesse accessible aux 800 millions d’adultes qui ne maîtrisent pas encore la lecture. Nous devons étudier sous tous leurs aspects les transformations qu’ils connaissent aujourd’hui. Ils sont les promesses auxquelles nous nous rallions en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur’, précise cette note de l’UNESCO.

  • Leadership & Héritage !

    Qu’est-ce qu’un héritage? Voici une question à laquelle Orrin Woodward, guru du leadership, nous invite à réfléchir en ce début d’année. Je prolonge cette réflexion avec vous sur l’héritage que vous et moi avons reçu et sur le legs que vous et moi allons offrir à la postérité. Nous mettons cette réflexion sur l’héritage dans la perspective et le cadre conceptuel du leadership sachant que le leadership est la capacité d’influencer les autres dans la bonne direction.

    Un héritage est un don reçu sans aucune condition d’un ancêtre, d’un prédécesseur ou du passé. Nos cours de géographie nous ont aussi appris que la patrie est la terre que nos ancêtres nous ont laissée comme héritage. Il y’a l’héritage familial des biens matériels qui, dans la plupart des cas,  divise beaucoup  plus les membres d’une famille que tout autre.

    L’héritage peut être éphémère s’il est basé uniquement sur le matériel, l’argent, la gloire, la fortune et le pouvoir.

    L’héritage durable se repose sur les principes, les valeurs et la quête permanente de l’excellence.

    L’héritage qu’il faut  laisser à la prochaine génération est celui  basé sur les principes de leadership pour une vie réussie et honorable. Sans un héritage de leadership, tout ce qui est construit, se désagrège. Mais avec elle, tout ce qui est construit, devient le fondement, pour poursuivre sa croissance.

    Le leadership est important pour l’amélioration et la construction continue de la société. L’acte de leadership nous oblige à nous regarder honnêtement et à nous ouvrir à  l’auto-examen.

    Nous devons aller à contre courant pour inverser le rythme de la culture du déclin, de la haine, de la critique et établir des principes et des modèles de construction, de responsabilisation pour des générations futures.

    Voici un véritable legs pour notre communauté et par surcroit pour la postérité.

    Roosevelt Jean-Francois

     

  • Leadership et Le grand art de l’amitié !

    Je viens de lire un leadership post de Orrin Woodward, un des tops guru du leadership global, qui invite à réfléchir sur le grand art de l’amitié. C’est un thème intéressant et important à un moment ou à travers Facebook et autres réseaux sociaux, nous prétendons faire des amis à la vitesse du « click & add as a friend ». C’est bien dit : « ajouter comme amis ». Le mot « comme » fait toute la différence en comprenant que l’amitié devient un objet très rare et de grande valeur.

    La vraie amitié va au-delà du simple click et de quelques partages de communication. C’est une grande bénédiction d’avoir quelqu’un dans sa vie sur qui on peut compter. Beaucoup de gens vivent avec beaucoup plus de connaissances que d’ amitiés qui demandent l’abandon de soi, et l’amour des autres avec leurs qualités et leurs défauts.

    Il existe des principes essentiels pour développer des amitiés authentiques. Ce sont des principes et non pas des techniques, sachant que l’amitié est beaucoup plus une affaire de cœur que de simples actions physiques.

    Orrin Woodward cite  deux livres pour cultiver et développer le grand art de l’amitié. Il s’agit du classique de Dale Carnegie «Comment se faire des amis et influencer les gens »  et le second est de Les Giblin « comment avoir de la  confiance et du pouvoir dans ses relations avec les gens ».

    Je vous recommande la lecture de ces deux livres dans votre quête de croissance personnelle et de développement du leadership. Les relations humaines sont à la base du leadership et de la construction de communautés riches et prospères.

    Le premier principe de développement de relations saines est d’apprendre que les gens sont attirés par les gens heureux et  ouverts. Avoir une attitude positive est l’un des moyens les plus rapides pour attirer les autres vers vous. L’attitude est un aimant qui attire ou repousse. Elle s’exprime par le langage universel du sourire et de l’enthousiasme. Les premières impressions sont tout aussi importantes : son habillement, l’odeur corporelle, l’haleine etc…

    Le deuxième principe consiste à développer un véritable intérêt pour les autres.  L’amitié se  base sur des intérêts mutuels. Stephen Covey, dans son livre « Les Sept Habitudes des gens efficaces » prescrit qu’il faut chercher d’abord à comprendre que d’être compris. Et apprendre à écouter fait toute une différence en ce sens. « Vous avez deux oreilles et une bouche, il faut les utiliser dans la même  proportion », écrit Corvey qui invite à apprendre à  poser des questions, fermer la bouche et ouvrir les oreilles pour écouter.

    Apprendre à écouter est  l’une des compétences à développer. L’écoute active met les autres à l’aise pour parler d’eux-mêmes, de leur famille, de leurs loisirs et de leurs succès. Il faut se concentrer sur eux, les regardant dans les yeux en hochant la tête montrant sa compréhension, son empathie et son plaisir de partager. Il y’a toute une littérature sur l’art de la conversation et l’art de poser des questions pour faciliter le dialogue avec les autres.

    Le troisième principe vise à valoriser l’autre. Avant que les gens trouvent de la  valeur en vous, ils doivent d’abord se sentir être  valorisés par vous.  Les Giblin propose la  formule des 3 A: accepter, approuver, et à apprécier.

    Accepter l’autre comme il est (et non comme nous aimerions qu’il soit) lui permet de se détendre et de s’ouvrir dans un environnement de paix et d’harmonie. Quand quelqu’un est constamment critiqué et jugé pour tout ce qu’il fait, il adopte une posture de réserve qui rend l’amitié presqu’impossible. Il faut aussi comprendre que l’acceptation ne signifie en aucune façon que vous approuvez les faits et actes de la personne. En acceptant les gens comme ils sont, ils commencent à désirer notre amitié et s’ouvrent également à notre influence et à notre leadership.

    Approuver l’autre va au-delà de son acceptation. C’est d’apprendre à déceler et à mettre en exergue des actions et des talents spécifiques de la personne. En vue d’approuver quelqu’un, vous devez être à la recherche d’attributs que vous respectez et admirez chez lui.

    Apprécier quelqu’un c’est lui communiquer qu’il est un être spécial dans votre vie, pas simplement un autre visage dans la foule. Apprécier est le contraire de déprécier. Quand quelque chose se déprécie, il perd de la valeur, mais quand il s’apprécie, il gagne de la valeur.

    Le quatrième principe du grand art de l’amitié est la construction d’une vision partagée de l’avenir. L’amitié s’enrichit  à partir des expériences partagées. Inversement, lorsque des amis n’ont pas une vision commune, ils n’ont pas d’expériences communes à partager et finissent par perdre les liens qui les ont réunis.  Nous avons tous eu des amis d’enfance avec lesquels nous n’avons aujourd’hui aucun contact. Ces amitiés meurent parce qu’elles ne sont pas entretenues par la flamme et la passion de la vision partagée.

    La vision commune de départ peut ne pas être partagée par l’autre. C’est le moment pour exercer le grand art de l’amitié pour faire preuve d’empathie l’un vers l’autre.  Quand un ami traverse une épreuve qui peut l’écarter de la vision commune, c’est important d’être présent pour l’écouter, le comprendre, sentir ses émotions et lui faire preuve d’empathie  tout en réorientant son attention vers des solutions.
    Qu’est-ce que l’amitié si elle n’est pas fidèle et loyale à l’autre en cas de besoin?  Un véritable ami ne quitte pas la scène quand la vie devient dure pour l’autre. C’est le moment de faire preuve de courage. Et s’il s’agit de différends entr’amis, c’est le moment d’adopter le principe de la résolution des conflits (voir blog antérieur sur Leadership et Résolution pacifique des conflits) et d’adresser la situation avec le respect de la fidélité et de la vérité.  A côté de la vérité elle-même, la fidélité est le principe le plus précieux dans une véritable amitié, formant le ciment qui tient ensemble les amitiés pendant les tempêtes de la vie.

    Enfin, les amis doivent apprendre à célébrer leurs victoires ensemble. Il faut  être tout aussi joyeux pour la victoire de ses  amis comme si c’était sa propre victoire. Les amis ne sont pas jaloux les uns des autres, ni n’entretiennent de compétions les uns contre les autres.  Les amis doivent rêver ensemble, rire ensemble, lutter ensemble, conquérir des victoires ensemble, et célébrer ensemble. Faites savoir à  vos amis combien vous admirez leurs forces, leurs talents. Faites savoir à vos amis que vous êtes fier de leurs succès et d’être leurs amis.

    La véritable amitié est un grand art. C’est un produit qui raréfie surtout dans l’actuelle génération du “Moi”. C’est la rareté de l’amitié qui donne de la valeur à l’amitié. La meilleure façon de trouver de vrais amis est d’en être un pour les autres. Dans la vie, si quelqu’un identifie un couple d’amis de cette qualité, alors il est un homme comblé. Il faut faire l’engagement personnel à donner plus à chaque relation que vous en recevez.

    Apprendre à faire des amis vient avant le leadership. Le leadership est l’influence des autres. Le leadership ne peut pas s’exercer sans la construction de relations à travers une communauté de gens.

    Roosevelt Jean-Francois

     

  • Leadership et le Pouvoir de construire des communautés

    J’ai eu l’occaison hier de rencontrer l’entrepreneur Johnson Napoléon à Miami qui vient de lancer une instition d’études supérieures. J’ai fait le tour du campus et nous avons eu une enrichissante conversation.

    Johnson est très éloquent. J’aime bien l’écouter. Il a une expérience diverse dans la communauté haïtienne de Miami. Et quand il parle, il cite des chiffres ou renforce ses commentaires à partir des faits historiques. Ce que j’aime bien.

    Hier, il parlait des différentes mutations qu’il a observées dans la communauté haïtienne à partir de son expérience de courtier dans le secteur immobilier (real-estate agent). Le concept “communauté” est répété je ne sais combien de fois dans son exposé. Ce qui m’a amené à lui poser la question à savoir “c’est quoi la communauté”.  Tout le monde en parle, mais qu’est ce que c’est en définitive?

    Johnson glisse son fauteuil en arrière et abhorre un air pensif. “Franchement, je n’ai pas la réponse’, me dit-il.

    Je lui ai parlé des 3 C de Dell faisant allusion à la théorie de Miachael Dell sur le futur des affaires  à l’age de l’internet: Contenu, Commerce et Communauté.

    Et je lui ai aussi mentionné Seth Godin, bloggeur à succès, très connu dans le monde du marketing et des nouveaux médias pour le développement de sa pensée sur la construction des communautés à partir de l’idée d’avoir sa propre tribu.

    En lisant le dernier blog de Orrin Woodward, auteur à succès et bestseller de Leading a leadership revolution, il a écrit sur un vidéo de Seth Godin qui présente l’ère que nous vivons comme étant le grand moment des tribus et de construction des communautés.

    Chacun de nous peut influencer le changement à partit de ses propres idées ou en s’associant à d’autres vulgarisateurs et en formant des tribus.

    Je prends plaisir à m’instruire en suivant les conférences de Seth Godin . L’une de ses toutes dernières est sur le pouvoir des tribus et des communautés.

    Ce n’est plus l’argent, ni les factories qui vont être les forces de chagement mais plutôt les individus, l’interconnection des tribus qui vont construire des communautés fortes et prospères.

    Je vous laisse avec cette conférence de Seth Godin sur “The Power of Tribes” (le Pouvoir des tribus).