Leadership, liberté et pouvoir !

C’est Henry David Thoreau qui disait que le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins. Je vous invite à réfléchir sur des idées relatives au leadership, la liberté et le pouvoir dans le contexte de la fondation des Etats-Unis et de la République d’Haïti.

Je viens de terminer 1776, un livre extraordinaire sur la révolution américaine, écrit par l’historien David Mc Collough. Je prends aussi plaisir à lire au même moment des passages de Thomas Madiou sur la révolution de Saint Domingue pour comparer les faits, les hommes et le contexte du leadership global de l’époque.

Les deux  révolutions n’ont pas été un « diner party », pour reprendre  Lao Tse. Les deux, chacun dans leur grandeur, ont abouti à la rupture de l’ordre ancien et créer un nouvel ordre.

Mais l’ordre nouveau créé aux Etats-Unis et celui créé en Haïti a donné lieu à des systèmes et des communautés de gens très différents. Et les résultats aussi. La grande différence serait le fossé du leadership.

Orrin Woodward, auteur et 7ème top leadership guru du monde, a partagé ses réflexions, récemment, à travers un blog, sur la meilleure façon, de délimiter les pouvoirs coercitifs de l’État de la liberté  des communautés à influencer la société.

Deux grandes tendances traversaient la société américaine au lendemain de son indépendance. Le fédéralisme poussé en avant par les écrivains de la Federalist Papers James Madison, Alexandre Hamilton et John Jay ; et l’anti-fédéralisme défendu par des hommes comme Patrick Henry, Samuel Adams, John Hancock.

Les deux groupes avaient leur propre vision  de l’Amérique et vendaient leurs idées à travers les journaux, des prises de parole. Et la communauté avait à choisr à travers l’exercice de la constitution et le vote des élus.

Parallèlement, dans le contexte haïtien, la communauté ne s’est pas vraiment exprimée à travers un débat contradictoire. Mais, le nouvel Etat a s’est exprimé par la force l’octroi du pouvoir aux nouveaux chefs. La communauté avait deux choix : soumission ou conspiration.

L’État qui détient le monopole de la force s’exerce par  le pouvoir  tandis que la société  constituée des communautés libres  avance à travers l’influence. Le leadership de l’Etat s’exerce par la force et celui de la communauté s’acquiert par l’influence.

Les guerres de religion ont dominé les 16ème et 17ème siècles. Les formes de gouvernement et les structures politiques ont dominé les courants de pensée des 18e et 19e siècles. Le 20ème a été dominé par le conflit Est-Oust.

Aujourd’hui, cependant, la guerre des idées a changé de domaine.

Peu importe  la structure gouvernementale d’un pays, la question clé concerne la perspective économique du pays. Les structures économiques peuvent produire la liberté ou le despotisme. Ceci que ce soit dans une monarchie, république ou une démocratie.

Les idées ont des conséquences.  La séparation entre la liberté et le pouvoir est directement proportionnelle à la création de richesse économiques des prochaines générations.

La liberté spirituelle ajoutée aux  droits civiques conduit au despotisme, si les gens ne sont pas économiquement libres pour entreprendre, réussir et échouer tout en assumant leurs propres responsabilités par rapport à leur succès et leur échec.

Dans un texte que j’aurai à publier bientôt, je dis qu’il faut surtout ouvrir Haïti à l’éducation au leadership, pour renforcer la liberté et l’influence dans la communauté qui sera plus apte à faire du business et plus apte aussi à décider de son avenir à partir d’une vision donnée.

www.rooseveltjeanfrancois.com

 

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