Leadership • Language • Justice • Purpose

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Tag: Haiti

  • Leadership et idée: la force du livre.

    Je reprends ici une note de l’UNESCO à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui nous invite à réfléchir sur le livre dans une double dimension :  “objet et idée”.  Comme objet de par sa forme matérielle et comme idée de par son  contenu immatériel, le livre, selon l’UNESCO,  exprime la pensée d’un auteur et prend  un sens dans l’imagination du lecteur.

    “La lecture est une conversation privée du lecteur avec l’auteur”.  Et l’UNESCO souligne que le ” livre représente le partage. Partage de l’expérience, des connaissances, de l’intelligence du monde dans le temps et l’espace”.

    Le  livre constitue  le mode de dialogue le plus efficace qui soit entre les individus, au sein des communautés, entre les générations et avec les autres sociétés, selon l’UNESCO.

    C’est un outil de dialogue unique qui doit être protégé, déclare  la note de l’UNESCO qui indique d’autre part qu’il est de sa  responsabilité  “d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible, tout en préservant ces valeurs et ces formes d’expression que nous partageons et que nous chérissons. Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées”.

    “Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. Ses retombées seront profondes et durables”.

    Ce changement suscite aussi de vifs débats sur les forces et les faiblesses des différents types de produits, la nature du droit d’auteur aujourd’hui, le rôle des bibliothèques face au savoir en ligne, la signification du concept d’auteur à l’ère des blogs et des wikis.

    “Nous devons analyser ces débats complexes. L’UNESCO est en première ligne. Le thème du deuxième Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, qui se tiendra en juin à Monza (Italie), ne pouvait être plus à propos : « Le livre demain : le futur de l’écrit »”.

    “Les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires et de les faire parler. Ce sont les meilleurs messagers de la tolérance. De vibrants signes d’espoir. Les livres sont les piliers des sociétés libres et ouvertes”.

    “Nous devons les protéger. Nous devons rendre leur richesse accessible aux 800 millions d’adultes qui ne maîtrisent pas encore la lecture. Nous devons étudier sous tous leurs aspects les transformations qu’ils connaissent aujourd’hui. Ils sont les promesses auxquelles nous nous rallions en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur’, précise cette note de l’UNESCO.

  • Les Etats-Unis et les Résultats Préliminaires du Deuxième Tour

    La publication par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), des résultats préliminaires du second tour des élections est une autre étape importante alors que les Haïtiens avancent vers la reconstruction de leur pays.

    Les rapports des observateurs haïtiens et internationaux, ont à l’unanimité signalé que, alors qu’il y avait des cas d’irrégularités et de fraudes le 20 mars dernier, ces cas ont été isolés et réduits, en particulier par rapport au premier tour du scrutin.

    Les États-Unis demandent à tous les acteurs politiques de résoudre les questions en suspens, relatives aux résultats électoraux à travers le processus de contestation.  Le peuple haïtien a fait preuve d’une grande persévérance et de la patience tout au long de ce processus, et nous espérons qu’il continuera à s’exprimer pacifiquement.

    Les États-Unis se tiennent du côté du peuple haïtien dans ses efforts pour reconstruire son pays et pour concrétiser sa vision d’une nation plus stable, plus démocratique et plus prospère.

    Statement of the United States on the Preliminary Results of the Second Round of the Elections in Haiti

    The announcement by the Conseil Electoral Provisoire (CEP) of the preliminary results of the second round of the elections is another important milestone as the people of Haiti move forward to rebuild their country.

    Election-day accounts by Haitian and international observers uniformly reported that, while there were cases of irregularities and fraud on March 20, these cases were isolated and reduced, especially when compared to the first round of voting.

    The United States calls upon all political actors to resolve any outstanding questions of the electoral results through the contestation process.  The Haitian people have shown great perseverance and patience throughout this process, and we hope that they continue to express themselves peacefully.

    The United States stands by the people of Haiti in their efforts to rebuild their country and realize their vision of a more stable, democratic, and prosperous nation.


  • Leadership & Croissance : l’exemple de la Corée du Sud !

    Au Magazine Investir, mon ami Kesner Pharel invitait à  discuter  de la nécessite d’une nette hausse des investissements privés et publics dans l’économie haïtienne au cours des prochaines années pour assurer une croissance soutenue, de façon à faciliter une forte création d’emplois et améliorer les conditions de vie de la population.

    J’ai lu les 80 réactions sur Facebook et j’en profite pour partager quelques réflexions sur mon leadership blog en partageant avec vous un vidéo extraordinaire sur l’exemple de la Corée du Sud comme exemple de créateur de croissance exceptionnelle et  de créateur de richesse.

    C’est un thème intéressant.  Je crois que L’Etat devait investir dans 3 secteurs: éducation, innovation et infrastructure. Les petites et moyennes entreprises devaient être la base des investissements privés. Il faut un objectif de croissance de 10% l’an pour les 15 prochaines années  et la création de plus d’un millions de jobs créateurs de valeur ajoutée et de compétitivité globale.

    Mais, il y’a des défis: à court terme l’inflation importée avec l’envolée des cours du pétrole (105$ le baril aujourd’hui) et l’augmentation des prix des denrées alimentaires. A long terme: la faiblesse des structures de production et surtout la grande faiblesse du capital humain et des ressources humaines disponibles.

    Dans mes cours de leadership de global, j’ai appris à suivre l’exemple des autres. Et en ce sens, l’exemple de la Corée du Sud comme créateur de croissance soutenue est un exemple à suivre.

    Un professeur de macro économie cité dans ce vidéo que je vous invite à regarder, à prendre des notes et à discuter avec des amis, a déclaré pour tenir un pays développé, il fallait un minimum de 100 ans. Il y’a 2 exceptions à cette règle au 20ème siècle : la Corée du Sud et l’Israël.

    Je partage avec vous ce vidéo sur le miracle sud Coréen avec l’explosion et la réussite d’une entreprise privée Samsung qui a commencé en 1938 comme une petite boutique vendant du sucre et du riz.

    Mais les valeurs de base de son fondateur étaient profondes. Samsung : devenir grand, devenir  fort et durer éternellement.

    Ce qui compte, c’est l’éducation et le savoir. L’emprise de l’entreprise sur la vie des ses salariés est totale. Une entreprise toujours prête au changement. En perte de vitesse face à la montée des smartphones, le Président de Samsung appelle la compagnie à la « révolution du tout ». Il faut « changer tout : sauf vos femmes et vos enfants », dit-il.

    40,000 chercheurs des centres de recherche de Samsung se mettent à la tache jour et nuit. Samsung Digital se fait entendre avec son propre moteur de recherche (pour faire face à Google), son propre réseau social (pour faire face à Facebook).

    Et s’ajoutent, Samsung assurance, Samsung construction…

    Voici un exemple de leadership à suivre. J’aimerais bien voir des émissions de radio et surtout de télévision, des blogs, des conférences et discussions sur ces moments de leadership, de création de richesse et de croissance soutenue.

    Nos médias se concentrent malheureusement  sur le divertissement par la musique et le sport et sur l’engagement politique par des émissions de ligne ouverte axée sur la critique et le dénigrement.

    J’invite d’autres médias à reprendre ce thème, à animer des discussions sur la croissance et le développement du leadership. Et de ce fait, nous multiplions notre expertise sur ces thèmes comme j’ai vu la passion pour le football, la musique et la politique.

    Je vous invite vous-même à regarder ce vidéo. Et je remercie mes amis Raynald Louis et Jacques Ambroise de me l’avoir fait parvenir. Un grand merci aussi à Kesner Pharel pour avoir suscité cette réflexion et qui a su toujours garder sa constance et la permanence dans son travail de diffusion de l’information économique à travers l’Université Libre du Groupe Croissance.

    Voici le lien :

    A voir absolument. En 1957 La Corée du Sud avait exactement les mêmes statistiques qu’Haïti… souvent on comparait ces deux pays… (Gouvernement – Infrastructure – Économie) Regardez maintenant 54 ans plus tard ce qu’est devenue la Corée du Sud…

    http://www.youtube.com/watch?v=OO39mCdWNvM

    Roosevelt Jean-Francois

    www.rooseveltjf.wordpress.com

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  • Haïti, Côte-d’ivoire, l’ONU et des élections!

    S’il faut apprendre de l’histoire, il faut aussi apprendre de l’histoire et de l’expérience des autres. Des élections en Haïti et en Côte-D’ivoire, tenus dimanche 28 novembre dernier sous la supervision de l’ONU, conduisent presqu’à la même confusion: contestations, manifestations-proclamation. Deux sociétés en crise post électorale assistées par la communauté internationale.

    Haïti est dans l’attente  de la proclamation des résultats du premier tour ou de son annulation.

     La  Côte d’Ivoire vient de conclure son 2ème tour. Et les résultats sont proclamés.

    L’ONU a confirmé Alassane Ouattara comme  gagnant proclamé par la Commission électorale indépendante (CEI) avec 54,1% des voix exprimées au second tour de la présidentielle dimanche.

    Mais le Conseil constitutionnel, avec le soutien de l’armée, accorde la victoire au présidenmt sortant Laurent Gbagbo qui pourrait être reconnu par la Chine.

    Les deux ont prêté serment ce samedi. Et chacun a ses manifestants, ses groupes armés et sa communauté internationale.

    En 2007, des élections pareilles ont eu lieu au Kénya et au Zimbabwe. Ces deux pays se sont livrés à des guerres tribales et des manifestations pendant 2 bonnes années avant d’arriver à des solutions pacifiques négociées.

    Je vous invite à suivre les informations sur la situation en Côte d’Ivoire et de faire les rapprochement avec la notre.

  • Statement by the OAS-CARICOM Joint Electoral Observation Mission on Haiti’s Presidential and Legislative Elections of 28 November 2010

    Press Release from OAS/CRARICOM mission

    Present in Haiti since August 2010, the OAS-CARICOM Joint Election Observation Mission was able to monitor the administrative, technical and logistical preparations for both the postponed legislative elections and the presidential elections. In view of the fact that the legislative elections should have been held on 28 February 2010, but were postponed following the devastating earthquake of 12 January, the JEOM was not present for the political dimension of the legislative elections, the registration of political parties and the submission and validation of candidates. The Mission however notes that an important facet of this phase which would have an impact on the political dimension of the remainder of the electoral process was the non-validation of a number of political parties.

    In the course of its monitoring activities, the JEOM made a number of observations, comments and recommendations to the Provisional Electoral Council as well as the political parties, which it believed could have been of assistance in bringing about free and fair elections.

    The Last Preparatory and Election Campaign Phases

    Despite the doubts cast by some commentators on the electoral register and the manner on which it was prepared, the JEOM is of the view that its preparation was in keeping with the respective legal responsibilities of the ONI and CEP. The late submission of the last batch of names by the ONI was unhelpful, but was no doubt due to the late surge of persons wishing to register in September, a mere two weeks before the transmission of the ONI data base to the CEP.

    The very late launching of the “Where to Vote” campaign and the saturation of the call centres put in place by the CEP and, later, the Private Sector Forum, did not fully offset the negative repercussions of the delayed campaign. This would have a grave effect on the ability of voters to find their polling stations on Election Day and create an atmosphere of intense frustration and tension. The Mission believes that at the same time citizens have the responsibility to make an effort in advance of Election Day to identify their Polling Stations.

    Despite the swift rise in election-related acts of violence and civil unrest in the last days of the campaign as pre-Election Day tensions rose and several earlier scuffles and grave incidents, the election campaign was to quite an extent well conducted and to the credit of the political parties and the citizenry. The public rallies, candidate posters, radio and television debates, the efforts of the media to inform the public on the candidates and their programmes, as well as the polling, helped to instill some excitement in the campaign despite the dampening impact of the ravages of the cholera epidemic.

    The JEOM noted and commented publicly on the enormous disparity in resources enjoyed by the ruling party and its competitors. It also noted that a number of presidential candidates appeared to have stopped campaigning with one conceding publicly that he had withdrawn.

    The last days of the election campaign were accompanied by rumours as well as allegations by leading presidential candidates of preparations for massive fraud. Senior officials of the CEP appeared to be swept up in this toxic atmosphere and unhelpfully added their voices to these unsubstantiated claims.

    Election Day Safeguards

    Drawing the lessons from previous election experiences, including the partial legislative elections of 2009, a number of safeguards were built into the voting and vote count procedures:

    – photographs accompanied the names of the voters on the polling station registers. However, the identity card numbers were left off in order to prevent the known practice of poll workers signing for absent voters and stuffing ballots;

    – the ballots and proces-verbaux contained security features to deter counterfeiting;

    – the tally sheet procedures also included deterrent elements to prevent the changing of the results;

    – the provision of tamper-proof transparent envelopes for the tally sheets and other sensitive voting material.

    Election Day

    Election Day was marred by a number of irregularities:

    – late opening of Polling Stations

    – inability of many voters to find the correct Voting Centre and/or Polling Station;

    – inability of voters to find their names on the electoral registers posted up outside the Polling Stations;

    – saturation of the call centres overwhelmed by callers seeking where to vote;

    – instances of incorrect application of voting procedures ( the signing of the ballots by BV Presidents before the arrival of the voter);

    – instances of voter manipulation – repeat voting of some voters facilitated by complicit poll workers and unidentified party agents;

    – the lack of control of already limited voting space by the poll workers , as well as the indiscipline of many mandataires, led to clogged polling stations where control of the process became tenuous and facilitated misconduct.

    The observation reports transmitted by the JEOM observer teams indicate that the voting process unfolded far more smoothly in most of the provinces than in Port-of-Prince, though the above irregularities were also observed.

    There were also deliberate acts of violence and intimidation to derail the electoral process both in Port-au-Prince and the provinces.

    More subversive of the process was the toxic atmosphere created by the allegations of “massive fraud”. The JEOM observed instances where even before the voting started, any inconvenience or small problem led to the immediate cry of fraud. Such conduct continued during the day.

    The presence of 66 parties meant that there would be a large number of party agents (“mandataires”) deployed. Foreseeing the problems that this would cause, the CEP had indicated that no more than five party agents would be allowed into the Polling Station at any one time. Rotation of party agents would therefore be necessary. However, all would be permitted to monitor the vote count. The JEOM observed the problems that this arrangement caused with many party agents claiming that their party agents were being denied entry. The JEOM teams followed up in several parts of the country the complaints made to it by party representatives on this problem and found that in general the complaints were not founded. This became another reason to cry fraud.

    The electoral process continued until the very end in all the Departments despite the destruction of Polling Stations in a number of locations, discontinued polling in some polling stations because of rising but localized insecurity, and limited incidents of serious violence. According to information provided by MINUSTAH, the total number of Polling Stations destroyed did not exceed 4% in the entire country.

    Recommendations to the CEP

    Immediately struck by the deficit of credibility of the CEP and the lack of confidence it enjoyed on the part of the political parties, a perception which was repeatedly reinforced by both the political parties in their declarations and the media in their reporting, the JEOM suggested the following which it transmitted to the CEP as well as to the wider public through its press reports and releases:

    – the CEP needed to be more open and communicative vis-à-vis the political parties and the wider public on its decisions and proposals in order to achieve greater transparency. To its credit, the CEP did take several steps in this direction. It held three meetings with the political parties, thereby providing a space for frank dialogue with the political parties and civil society, an essential ingredient in any electoral process. It also made its judicial services available to the non-validated presidential candidates. Despite the increase in suspicion towards the CEP following the controversial decision it took on the discharge for presidential candidates early in the presidential elections process, the CEP was successful in restoring some of its lost credibility. However, these gains were dissipated in the last two weeks of the pre-election period by the controversies and disruption that surrounded the recruitment of the electoral supervisors, and the knock-on effect on the designation of the poll workers, the persons designated by the political parties;

    – the CEP should be more communicative. Regrettably, its communication strategy never fully lived up to expectations and was further weakened by the late launching of its most important public-related initiatives such as the voter sensitization, the public information and the “Where to Vote” campaigns. The latter would have a critical negative impact on the ability of voters to find their polling stations on Election Day;

    – the importance of the training of supervisors and poll workers. Aware of the weaknesses that marred the handling of the tally-sheets and the packaging of the sensitive voter material, the JEOM underlined the critical importance of these aspects of the training. Regrettably, the effectiveness of the training was marred by the disruption and protests caused by the controversies referred to above. This no doubt played a role in the weaknesses observed in their work on Election Day.

    The mission believes that these recommendations remain valid.

    Recommendations to the Political Parties

    – the importance of the training of the party agents so they would become the effective protectors of the interests of the parties;

    – the importance of their vigilance, combined with that of national and international observers, in preventing fraud on Election Day;

    – the importance of insisting on the integrity and neutrality of the persons they would designate as mandataires and poll workers. The actions of a small number of these poll workers on Election Day were contrary to this recommendation.

    Conclusions

    The JEOM has considered whether the irregularities it observed were of the magnitude and consistency that would invalidate the legitimacy of the process. Based on its observations in the eleven electoral departments, the Joint Mission does not believe that these irregularities, serious as they were, necessarily invalidated the process.

    Despite the disruptions of the polling and vote count process in several locations and the withdrawal decision made by twelve presidential candidates, the legislative and presidential elections continued until the end of the voting and vote count.

    The decision of the twelve presidential candidates to call for the cancellation of the elections a few hours after the start of the process was precipitate and regrettable. Moreover, these candidates should have been minded of Article 226 of the Electoral Law which establishes that “the interruption of the vote for whatever the cause and wherever cannot be considered a reason to cancel the elections”.

    These candidates could also have had recourse to the legal remedies available to them by the Electoral Law. Their allegations of “massive fraud” would have been ascertained by the vote count as well as by their substantiation of their claims. The Mission requests that the parties make available this evidence to the CEP within the legally stipulated claims process which is established to ensure the transparency and fairness of the process. Article 178 of the Electoral Law gives a candidate or his or her representative the authority, within 72 hours of the posting of the results, to challenge the election of another candidate if the vote count or the tally sheet were improperly carried out and contrary to the law; and if electoral fraud had taken place.

    The Mission will continue to observe the electoral process starting with the operations of the Tabulation Centre today.

    In concluding, the JEOM reiterates its call to all the political actors for peace and calm in the coming days and calls on them to display leadership by ensuring that their supporters do the same.

  • Ayiti-Toma: Les consignes de sécurité pour éviter les pertes en vies humaines

    Le Président de la République, SEM René Préval, a rappelé vendredi à la population que le pays faisait face à deux situations difficiles. Celles-ci ont comme point commun l’eau, qui peut transporter la bactérie du choléra et également tuer les gens. Le Président Préval encourage la population à continuer à appliquer
    les règles d’hygiène diffusées par les institutions sanitaires, ainsi que les consignes de sécurité préconisées par la Protection Civile.
    L’alerte rouge étant maintenue sur tout le pays, le locataire du Palais National a encouragé les habitants de l’île de la Gonâve et de la baie de Port-au-Prince à imiter ceux du Sud qui ont suivi scrupuleusement les consignes, limitant ainsi les pertes en vies humaines. Il a aussi souligné que l’accès au grand Sud était difficile et que les secours allaient prendre du temps pour être acheminés. Il faut, selon lui, rétablir la
    circulation routière en vue de permettre l’approvisionnement en eau et nourriture.
    Le Président en a profité pour remercier M. Ronald Sémelfort, Directeur du Centre National de Météorologie National. Il a remercié également la communauté internationale, les organisations de la société civile et les autorités locales : les Maires, les CASECS et les ASECS, ainsi que les professionnels de la presse qui ont relayé les informations au public. « Les succès obtenus, affirme le Président, sont les
    résultats du travail de tous ».

    Sources: COUN

  • Leadership et Résilience!

    J’ai rencontré l’ingénieur Georges Yvon à la rue Capois en janvier dernier tout suite après le séisme. J’ai enregistré à brule-pourpoint ses idées sur les perspectives pour que le pays se renaisse de cette tragédie. Georges a cité plusieurs pays qui ont connu des moments difficiles et qui s’en sont sortis. Je vous invite vous même à l’écouter.

    Georges Yvon

    Voici le souhait de Georges Yvon il y’a 8 mois.

  • Le régime parlementaire comme alternative aux dérives autoritaires et autocratiques du présidentialisme haïtien

    Voici à votre attention une profonde analyse de Gesler Jean-Giles sur le régime parlementaire qu’il propose comme alternative au présidentialisme haïtien.

    Par Gesler Jean-Gilles

    Au lendemain de la longue nuit duvaliérienne, les constituants, dans le souci d’éviter le  retour d’un pouvoir personnel sans bornes en Haïti, se sont résolus à doter le pays d’une constitution promouvant un État démocratique et de droit ; un État fonctionnant sous l’empire des lois. Pressés de  limiter les pouvoirs du président, ils ont introduit un régime mixte, de type semi-parlementaire et semi-présidentiel avec des institutions indépendantes et, au sommet de l’État,  un Exécutif bicéphale dirigé par le président de la République et le Premier ministre : l’un jouant le rôle de chef de l’État, l’autre celui de chef du gouvernement. Le président est élu  au suffrage universel direct, tandis que le Premier ministre l’est de façon indirecte, tirant sa légitimité du Parlement.

    Quoi qu’il en soit, les constituants ne réalisaient pas qu’une telle formule fonctionne seulement dans un pays démocratique doté d’un système de partis structurés. Ils croyaient bien faire, puisque nous sortions de 30 années d’un régime dictatorial où la vie de l’Haïtien  ne tenait qu’aux humeurs du despote. Dans leur esprit, il convenait d’ériger des garde-fous pour contrer les dérives d’un  président trop  puissant.

    Malgré tout, depuis le 29 mars 1987, date de la ratification par référendum de l’actuelle Loi fondamentale, les présidents de la République se sont comportés en véritables rois sans couronne, comme au bon vieux temps du duvaliérisme triomphant. C’est l’exercice abusif du pouvoir personnel.

    La société haïtienne, engluée dans le présidentialisme autoritaire et autocratique,  n’a pas semblé comprendre que le président, nullement responsable devant le parlement,  viole allégrement la Constitution et expose le pays à d’interminables périodes de turbulences politiques qui bloquent le fonctionnement des appareils de l’État, la croissance économique et le développement durable du pays.

    Comble de malheur, la Constitution ne s’illustre ni par sa cohérence ni par sa clarté. En effet, comment prétendre limiter les pouvoirs du président et en même temps faire de lui l’élément incontournable du  processus de nomination du  Premier ministre et des membres du gouvernement. N’est-ce pas ce même président qui nomme les directeurs généraux des ministères et des organismes déconcentrés, les ambassadeurs, les consuls, et autres… N’est-ce pas encore lui qui a la haute main sur le Trésor public, le ministre des Finances se bornant à exécuter servilement ses ordres. Jamais un président n’aura eu autant de pouvoir que sous la très  libérale Constitution de 1987 qui est censée, paradoxalement,  réduire ses pouvoirs.

    Cette ambiguïté tient au choix des constituants de s’inspirer de la Constitution française de 1958 instituant la 5e République qui renforçait les pouvoirs du président. Les Français entendaient ainsi marquer la rupture avec la 3e et la 4e Républiques sous l’empire desquelles tous les pouvoirs étaient détenus par le président du Conseil  (le Premier ministre) au détriment du président de la République dont la fonction était réduite à inaugurer les chrysanthèmes.  Formule  pour le moins  fleurie  pour dire qu’il ne disposait d’aucun pouvoir.

    Ce n’était pas l’exemple à suivre pour un pays qui se relevait à peine de 30 années d’un pouvoir présidentiel démentiel. Les constituants auraient dû s’inspirer plutôt de l’expérience de l’Allemagne, de l’Australie, du Canada, de l’Italie, de l’Espagne ou du Royaume-Uni, et de tant d’autres  pays ; expérience parlementaire qui assure avec bonheur le plein fonctionnement des institutions, le Corps législatif étant le principal dépositaire de la légitimité populaire. Point de double légitimité donc au sommet de l’État, comme cela se passe en France sous la 5e République et qui donne lieu, notamment en période de cohabitation,  à  une sorte de combat de coqs entre le président de la République et le Premier ministre.

    Dans ces pays, le parti vainqueur aux élections, du fait même de disposer de la majorité des sièges au Parlement, forme le gouvernement que préside le Premier ministre ou le Chancelier, dans le cas de l’Allemagne. De son côté, le président de la République est élu par les parlementaires, lors d’une élection au second degré. Ce président, le roi Juan Carlos en Espagne ou la reine Élisabeth au Royaume-Uni, au Canada et en Australie, disposent d’un pouvoir honorifique et ne sauraient influencer les décisions du gouvernement.

                Ce n’est pas le cas en Haïti. Un exemple entre autres: l’Exécutif bicéphale établi par la Constitution de 1987 ouvre une brèche à bien des ambigüités, permettant ainsi au président Préval de se garder prudemment, en 1996, de nommer  le  Coordonnateur général  de l’OPL, Gérard Pierre-Charles dont le prestige intellectuel risquait de lui faire de l’ombre, préférant faire choix de Rony Smarth, autre dirigeant de ce parti –majoritaire au Parlement- comme Premier ministre. 

                                                 Les responsabilités d’État au Parlement

    Après plus de 23 années de crises politiques marquées par le refus systématique des différents  présidents (issus de coups d’État ou d’élections plus ou moins acceptables) de respecter les limites de leurs  pouvoirs, voici venu le moment historique de déterminer  le régime politique qu’il convient d’appliquer au pays. Soit que nous retournions au vieux système présidentiel  où les tenants de ce présidentialisme autoritaire et autocratique se croient tout permis. Soit que l’on instaure en Haïti un régime parlementaire détenant véritablement les leviers politiques d’État.   

    Ce régime fait automatiquement du chef du parti vainqueur aux élections et disposant par voie de conséquence d’une majorité de sièges au Parlement, le chef du gouvernement doté de l’autorité de former son gouvernement sans s’exposer aux diktats du président et de son entourage. Si le parti gagne mais n’obtient pas la majorité, son chef est invité par le président à constituer une majorité (de concert avec des partis alliés) l’habilitant à gouverner. Dans l’impossibilité pour ce parti, quoi que vainqueur, de constituer sa majorité,  le président se voit contraint d’appeler le chef du parti arrivé 2e aux élections, pour que celui-ci tente à son tour de fabriquer cette majorité lui permettant de former le gouvernement. Il s’agira alors d’un gouvernement de coalition.

    À cette fin, des changements sont nécessaires au niveau de la Constitution de 1987 en vue de fixer clairement les champs de compétences du Premier ministre et du président de la République.

    De mon point de vue, le président de la République ne devrait plus être élu au suffrage universel direct, mais au second degré. Dans cette logique, les parlementaires l’élisent, comme cela se passait avant 1950. Le chef de l’État ne disposant pas de domaines réservés, ses  attributions devraient être  les suivantes :

    –          Donner investiture au gouvernement ;

    –          Recevoir les lettres de créance des ambassadeurs accrédités en Haïti ;

    –          Représenter le pays aux réunions et cérémonies officielles, en Haïti ou à l’étranger ;

    –          Délivrer le message présidentiel annuel à la nation que lui prépare le cabinet du Premier ministre à l’occasion de la Fête  de l’indépendance…

    Pour ce qui concerne le Premier ministre, le leader du parti vainqueur aux élections devient automatiquement le chef du gouvernement. À ce titre, il :

    –           Choisit ses  ministres et les secrétaires d’État ;

    –           Choisit le directeur de la Police nationale, les directeurs généraux des ministères et des organismes déconcentrés devant être ratifiés au Parlement ;

    –           Nomme les ambassadeurs, les consuls généraux et autres agents diplomatiques ;

    –          Le gouvernement rend compte, explique ses décisions et répond aux questions des parlementaires sur une base régulière selon un agenda préparé par le parti gouvernemental et les bureaux des deux Chambres.

    Ce régime parlementaire aura le mérite d’institutionnaliser le système de partis politiques, tout en établissant le mode de scrutin à un seul tour pour éviter la prolifération ridicule de « particules ». Ce qui éviterait des dépenses faramineuses associées à l’organisation de l’élection présidentielle. Dans cette perspective, le régime parlementaire fait du Premier ministre le personnage central du système politique, le chef du gouvernement ayant le contrôle de son cabinet ministériel. Il ne sera plus un simple collaborateur du président de la République exposé aux sautes d’humeurs et aux manœuvres politiciennes souterraines de ce dernier.

    Toute révision de la Constitution qui ne propose pas un rééquilibrage des pouvoirs du président de la République par rapport au chef du gouvernement, ne sera que coups d’épée dans l’eau, manœuvres de diversion, destinés à renforcer davantage le présidentialisme traditionnel haïtien. À mon avis, au moment où la chose politique est prise en otage par le Palais national (même effondré), la classe politique et la société civile se doivent d’amorcer le débat sur l’urgence et la nécessité de confier les affaires de l’État à des institutions, en l’occurrence des partis politiques structurés représentés au Parlement.

    En évoquant les dérives néfastes du présidentialisme outrancier en Haïti, je pense à la situation prévalant dans le cadre du processus électoral actuel. Et nous nous trouvons face au comportement scandaleux de l’actuel Conseil électoral provisoire (CEP), qui  a violé un des prescrits  de  la  Loi électorale en permettant à des protégés du président de se présenter à l’élection présidentielle sans avoir, entre autres, obtenu décharge de leur gestion des deniers publics. Et nous savons tous que ce CEP agit sous les ordres précis du président Préval. Cela donne une idée du pourrissement de la situation politique quand un homme se sent assez fort pour se placer au-dessus des lois de la République.    

    Gesler Jean-Gilles

    geslerjeangilles@yahoo.fr

  • Leadership, Assistance and Occupation: lessons from Afghanistan!

    “If we don’t stand for our sovereignty, it won’t take long before that assistance turns into an occupation”, said Afghan President criticizing the US and others.

    As a global leadership scholar, I am studying American soft power leadership and its practices on the global world in general and in Haiti in particular.

    Shortly after the earthquake last January, I spent several days at the airport in Port-au-Prince where most rescue teams stayed for the first phase of the emergency response. Most of the rescues were from Afghanistan and I had the opportunity to talk about the situation of this country.

    I just read a story published by the Wall Street Journal on Afghan Affairs. And what I read is close to the situation in Haiti with one difference: Haiti is not an open war zone on terrorism and ethnic fundamentalism.

    But besides this main difference, some tags words will include both countries: aid, troops, election, corruption, occupation, sovereignty etc…

    100,000 American troops are fighting a deadly war against the Taliban in Afghanistan whose government is propped up by billions of dollars in aid.

    US President Barack Obama just visited his Afghan homologue President Hamid Karzai. Talks from both side were not soft.

    Obama criticized Mr. Karzai on pervasive corruption in his government.

    This looks the same with Obama meeting with Preval recently at the White House. I don’t know the content of their closed talks but shortly after his visit, the State Department released a report on corruption in Preval’s administration.

    USA today published a story pointing at a Minister closed to Preval who is a stakeholder in a construction firm which has been granted several contracts in the reconstruction of Port-au-Prince.

    Afghanistan and Haiti should have elections this year.

    Karzai, on his side, is very hard on elections issues and the control of the Electoral Commission.

    Parliamentary elections are slated for September in Afghanistan. And the control over the Electoral Commission is the main target.

    The main challenge for the US and its allies in Afghanistan is the ability to use at the very same time both the hard power of the military intervention and the soft power of influence through leadership building capacity.

    Soft power as defined by Joseph Nye of Harvard University is the ability to obtain what one wants through co-option and attraction. It is in contradistinction to ‘hard power‘, which is the use of coercion and payment.  Soft power should be based on trust, values and institutions.

    Roosevelt Jean-Francois

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  • Leadership, désoccupation et souveraineté en Irak: Leçons pour Haïti!

    Le président Obama vient de  mettre fin officiellement ce mardi soir à la présence officielle militaire américaine en Irak. Il dit avoir tourné la page dans une adresse publique depuis le bureau ovale à la maison blanche au même endroit ou il y’a 7 ans son prédécesseur, l’ex président Georges Bush, avait ouvert les hostilités en déclarant la guerre à l’Irak.

    En suivant l’évolution des relations internationales  que certaines universités américaines appellent aujourd’hui “Global Issues” et dans le cadre conceptuel de mon champs d’étude qu’est le leadership global, je porte à l’analyse dans ce blog les récentes interventions des Etats-Unis dans des pays comme l’Irak, la Somalie et Haïti présentés comme des Etats défaillants dans un processus de reconstruction de leur nation.

     Obama ne crie pas de victoiire sur  la conquête irakienne. Il va laisser 50,000 hommes de troupe qui doivent eux aussi plier babgages à la fin de 2011.

    Les Irakiens affichent une satisfaction mitigée accueillant la désocupation et la souveraineté de leur pays avec un enthousiasme mêlé d’inquiétude sur les perspectives de gouvernance autonome et face à l’avenir économique.

    La guerre en Irak n’est pas finie. Le pays est toujours dominé par la violence ethnique et tribale. L’instabilité politique s’y installe  suite à des élections contestées tenues en mars dernier et jusqu’ici les leaders politiques locaux ne peuvent pas s’entendre pour constituer un gouvernement. (Suivez mon regard pour Haïti).

    Malgré des projets de reconstruction totalisant plusieurs milliards de dollars remportés par des firmes américaines, une bonne partie du pays vit sans eau ni électricité. L’exploitation pétrolière n’est pas encore à non niveau de production d’avant guerre.

    Il est un fait que l’implication américaine en Irak a divisé son opinion publique. Pour ou Contre. Républicains et Démocrates.  Tea Party ultraconservateurs et Indépendants .

    Obama dit que sa piorité pour l’instant est l’économie américaine. Sur ce point ci, son score est misérable quoi qu’il ait l’oppoortunité de dire que l’héritage Bush était une véritable hécatombe.

    En tout cas, la leçon que j’ai apprise c’est que les Américains sont partis laissant un Irak plus failli qu’avant. Ils ont aussi failli dans leur projet de reconstruction de la nation (nation building and recovery effort). Read my leaps.

    Je cite ces concepts et reprends ces résultats parcequ’ils sont très à la mode chez nous en Haïti tout en étant dans un autre contexte de désastre naturel mais aussi dans un climat politique presqu’empreinte de la même instabilité politique et d’un processus de reconstruction fermé en vase clos. 

    Une intervention américaine en Somalie conduite parl’ex président Clinton -l’actuel Co-Chef de la reconstruction haïtienne-  a bien constaté que la Somalie est un état défaillant (failed state) mais le processus de reconstruction de la nation (nation building through recovery effort) n’a pas abouti.

    Aujourd’hui la Somalie devient un atout pour le terrorisme global avec des groupes de fanatiques religieux  et des mercenaires  qui sont prêts à tout pour destabiliser l’ordre international.

    La revue Foreign Policy vient de publier un dossier dans lequel plusieurs recherches ont conclu que les Etats défaillants sont une menace à l’ordre global. Ce sont des terrains fertiles pour  le désordre  à travers le terrorisme international et le marché de la drogue.

     Haïti, la Somalie, l’Irak, le Congo, l’Afganisthan et autres sont tous cités comme états défaillants en processus de reconstruction.

    Mais jusqu’ici,  les Nations Unies et les Etats-Unis ne sont pas encore arrivés à aucun modèle de succès de reconstruction. Ils laissent toujours derrière eux des sociétés dominées par la violence et des pays très fragilisés.

     La passation du pouvoir dans ces pays sont toujours une épreuve de force et des groupes liés à l’économie sousterraine trouvent un meilleur espace dans ces pays.

    Roosevelt Jean-Francois