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Tag: Conversation

  • Change, gourde, dollar: un moment de discussion sur l’argent

    Je suis Ă  l’aĂ©roport de Port-au-Prince en route pour la Floride ce dimanche matin. Je viens de passer mon troisiĂšme arrĂȘt de fouille Ă  la salle du dĂ©part de American Airlines.

    Comme d’habitude, j’aime prendre une pause cafĂ© en attendant l’embarquement. RĂ©bo ou Starbucks. REBO Expresso, si je suis Ă  Port-au-Prince. Starbucks Frappucino, si je suis en dehors d’HaĂŻti.

    Je suis à la mezzanine chez Rébo. Je commande un café. La caissiÚre me dit U$ 2.50 ou 102.50  gourdes.

    Je dĂ©cide de payer en gourdes. Je tire un billet de mille gourdes frappĂ© Ă  l’effigie de Florvil Hyppolite et du panorama du marchĂ© en fer de Port-au-Prince.

    Elle actionne son tiroir caisse et me rend: 850 gourdes et 3 piĂšces de 25 centimes (1 quarter U$). Je lui ai demandĂ© de m’expliquer ce change et pourquoi ces 75 centimes.

    “Monsieur, je n’ai pas de monnaie en HaĂŻtien. Donc, je te donne du U$ au taux du jour », me dit-elle.

    « Pas de problĂšme », lui ai-je rĂ©pondu ajoutant que « j’apprĂ©cierais que tu m’expliques  ton calcul ».

    Elle me regarde et me dit que chaque piĂšce de 25 centimes U$ fait 10 gourdes et le total est bien mon change.

    A ceci, je commence Ă  raisonner ayant Ă  l’esprit la rĂšgle de trois. « Si 25 centimes font 10 gourdes, US 2.50 font 100 gourdes ».

    « Non, monsieur, notre taux est à 41,50 gourdes », déclare-t-elle. Ton café fait 102.50 gourdes.

    Entretemps, l’odeur du cafĂ© monte. Je prends un petit sip
 Et la file s’allonge en arriĂšre de moi.

    Finalement, elle a ajoutĂ© deux autres piĂšces de 10 centimes U$ avant de me dire « maintenant c’est ok ».

    Je lui ai remercié pour sa patience et me suis déplacé avec précaution pour ne pas jeter mon café.

  • A conversation with Anis Blemur on his new book: A balanced LIFE

    Haitian-US Business Entrepreneur Anis Blémur just released his first book entitled A Balanced Life: How to Achieve Success in Every Area of Your Life. He turns his mess into his message. I have a conversation with him regarding his book.

    BizNews Poadcast with Anis Blemur

  • Mon interview avec wakim Exume de la VOA sur les investissements en Haiti

    Je partage avec vous ma derniere interview avec le journaliste Wakim Exume de la Voix de l’Amerique.

    Nous avons parle des investissemnst comme secteur cle pour la relance de la croissance en Haiti et de la mise enplace d’un cadre approprie.

    Mon point est qu’il faut surtout des investissements au niveau du secteur de l’agriculture et dans les communautes de base pour avoir des entrepreneurs haitiens qui produisent pour satisfaire la demande locale et aussi pour  des marches comme le Venezuela, Cuba etc…

    Je vous invite a ecouter l’interview et surtout a me faire parvenir vos opinions.

    Interview de Roosvelt Jean-Francois avec wakim Exume, journaliste de la Voix de l’Amerique.

    Pour avoir acces a mon livre, visitez http://www.leadershipsurlevif.com

     

  • Leadership Daniel Rouzier: “avoir le coeur Ă  la bonne place”.

    Un collĂšgue qui suit comme moi le cours « Minority and Diversity Studies» Ă  FAU travaille sur un projet de mĂ©moire sur AntĂ©nor Firmin et ses idĂ©es libĂ©rales. Je lui ai parlĂ© du livre de Daniel GĂ©rard Rouzier sur AntĂ©nor Firmin et Leslie Delatour. Et grande a Ă©tĂ© ma surprise ce vendredi soir de rencontrer Daniel Rouzier au vernissage des oeuvres de Philippe Dodard Ă  la librairie centrale de Broward en Floride. C’Ă©tait en 2008!


    Rapidement, j’ai fait part Ă  Daniel du projet de mon ami. Et nous avions entamĂ© une conversation sur Firmin , ses idĂ©es, HaĂŻti et les Etats-Unis.

    Debout entre deux Dodards accrochĂ©s aux cimaises de la librairie centrale et dans une ambiance trĂšs dĂ©contractĂ©e et Ă©clectique, nous avions fait le tour des grandes idĂ©es ayant dominĂ© l’histoire haĂŻtienne.

    Daniel m’apprend rapidement que le livre classique d’AntĂ©nor Firmin « De l’Ă©galitĂ© des races humaines » figure parmi les livres Ă  lire dans les classes d’Ă©conomie de l’UniversitĂ© d’Oxford. Il cite Ă©galement un autre texte de Firmin « Le prĂ©sident Roosevelt et HaĂŻti » qui pourrait ĂȘtre trĂšs utile pour ce travail de recherche acadĂ©mique.

    Il me cite l’un des maitres Ă  penser de Firmin : Boyer Bazelais

    L’un des points qui m’est venu Ă  l’esprit au cours de cette conversation est le fait que les Etats-Unis ont connu eux aussi des moments de crise qui ont abouti Ă©galement Ă  des assassinats et des guerres civiles mais que ce pays a toujours su trouver un leadership et des leaders nĂ©cessaires qui ont toujours fait la diffĂ©rence Ă  des moments difficiles et pĂ©rilleux. Je cite Abraham Lincoln pour la guerre de scĂ©cession, Marthin Luther King pour la lutte pour l’Ă©mancipation, John FitzGerald Kennedy. J’ai mĂȘme osĂ© comparer Washington et Dessalines qui tous deux ont eu un parcours de militaire et de premier chef d’Etat d’HaĂŻti et des Eats-Unis.

    Daniel sourit. Ses yeux deviennent plus perçants et son verbe plus fluide.

    « Il ne faut pas voir les hommes, me dit-il mais la machine qui les produit. Dessalines était terrassé par la haine et son entourage était encore pire. Tout le monde avait peur de lui et ses proches ne flattaient que ses bas instincts et ses passions. Mais, Washington avait à ses cÎtés une équipe avec les autres fondateurs Adams, Jefferson, Madison etc. »

    AprĂšs l’assassinat de Marthin Luther King, m’apprend-il, un de ses proches Andrew Young Ă©tait conviĂ© Ă  intĂ©grer une commission d’enquĂȘte sur sa mort. Young a dĂ©clinĂ© arguant que ce n’Ă©tait pas de sa compĂ©tence pour chercher qui sont les coupables du crime et qu’il avait comme devoir de poursuivre le rĂȘve du pasteur King de conduire les noirs vers l’Ă©mancipation.

    C’est un signe de confiance dans le systĂšme et de ne pas perpĂ©tuer des revanches passionnelles.

    Daniel me cite en exemple le cas de CharĂ©ron qui devait rĂ©diger la premiĂšre constitution de l’Etat indĂ©pendant d’HaĂŻti. Comme secrĂ©taire de Dessalines, CharĂ©ron s’est inspirĂ© de la constitution amĂ©ricaine et de ses valeurs rĂ©publicaines. Le texte de CharĂ©ron a Ă©tĂ© mis de cĂŽtĂ© pour celui de Boisrond Tonnerre, un autre secrĂ©taire de Dessalines, plus zĂ©lĂ© avec ses idĂ©es revanchardes contre les anciens colons.

    Daniel me dit : « Il faut avoir le coeur Ă  la bonne place ». En ce sens, il faut ĂȘtre animĂ© des bonnes attitudes.

    Et pour lui, c’est tout le problĂšme du pays aujourd’hui : « avoir son coeur Ă  la bonne place ».

    Daniel m’informe qu’il travaille sur un livre Ă  paraitre le mois prochain sur le leadership. Son leader modĂšle est JĂ©sus-Christ qui nous a appris Ă  servir avant d’ĂȘtre servi et Ă  aimer les autres.

    Il m’a donnĂ© en exemple des “focus groups” sur le leadership qu’il a organisĂ©s avec des responsables politiques et des tribuns de la sociĂ©tĂ© pour les inviter Ă  rĂ©flĂ©chir sur leur croissance personnelle. Avec des femmes de plusieurs quartiers de Port-au-Prince, les “focus groups” rĂ©flĂ©chissent et commentent des textes de Platon, etc…

    J’ouvre une parenthĂšse sur le business. Cette annĂ©e, le pays a vendu prĂšs de 2000 vĂ©hicules neufs. Beaucoup plus que l’annĂ©e passĂ©e mais beaucoup moins qu’il y a 6 ans.

    Et Sun Auto se porte bien. Ce qui me réjouit.

    Nous nous sommes donnĂ© l’accolade au plaisir de nous revoir dans les mĂȘmes sentiments.

    http://www.rooseveltjf.wordpress.com

  • Leadership et Le grand art de l’amitiĂ© !

    Je viens de lire un leadership post de Orrin Woodward, un des tops guru du leadership global, qui invite Ă  rĂ©flĂ©chir sur le grand art de l’amitiĂ©. C’est un thĂšme intĂ©ressant et important Ă  un moment ou Ă  travers Facebook et autres rĂ©seaux sociaux, nous prĂ©tendons faire des amis Ă  la vitesse du « click & add as a friend ». C’est bien dit : « ajouter comme amis ». Le mot « comme » fait toute la diffĂ©rence en comprenant que l’amitiĂ© devient un objet trĂšs rare et de grande valeur.

    La vraie amitiĂ© va au-delĂ  du simple click et de quelques partages de communication. C’est une grande bĂ©nĂ©diction d’avoir quelqu’un dans sa vie sur qui on peut compter. Beaucoup de gens vivent avec beaucoup plus de connaissances que d’ amitiĂ©s qui demandent l’abandon de soi, et l’amour des autres avec leurs qualitĂ©s et leurs dĂ©fauts.

    Il existe des principes essentiels pour dĂ©velopper des amitiĂ©s authentiques. Ce sont des principes et non pas des techniques, sachant que l’amitiĂ© est beaucoup plus une affaire de cƓur que de simples actions physiques.

    Orrin Woodward cite  deux livres pour cultiver et dĂ©velopper le grand art de l’amitiĂ©. Il s’agit du classique de Dale Carnegie «Comment se faire des amis et influencer les gens »  et le second est de Les Giblin « comment avoir de la  confiance et du pouvoir dans ses relations avec les gens ».

    Je vous recommande la lecture de ces deux livres dans votre quĂȘte de croissance personnelle et de dĂ©veloppement du leadership. Les relations humaines sont Ă  la base du leadership et de la construction de communautĂ©s riches et prospĂšres.

    Le premier principe de dĂ©veloppement de relations saines est d’apprendre que les gens sont attirĂ©s par les gens heureux et  ouverts. Avoir une attitude positive est l’un des moyens les plus rapides pour attirer les autres vers vous. L’attitude est un aimant qui attire ou repousse. Elle s’exprime par le langage universel du sourire et de l’enthousiasme. Les premiĂšres impressions sont tout aussi importantes : son habillement, l’odeur corporelle, l’haleine etc…

    Le deuxiĂšme principe consiste Ă  dĂ©velopper un vĂ©ritable intĂ©rĂȘt pour les autres.  L’amitiĂ© se  base sur des intĂ©rĂȘts mutuels. Stephen Covey, dans son livre « Les Sept Habitudes des gens efficaces » prescrit qu’il faut chercher d’abord Ă  comprendre que d’ĂȘtre compris. Et apprendre Ă  Ă©couter fait toute une diffĂ©rence en ce sens. « Vous avez deux oreilles et une bouche, il faut les utiliser dans la mĂȘme  proportion », Ă©crit Corvey qui invite Ă  apprendre à  poser des questions, fermer la bouche et ouvrir les oreilles pour Ă©couter.

    Apprendre Ă  Ă©couter est  l’une des compĂ©tences Ă  dĂ©velopper. L’Ă©coute active met les autres Ă  l’aise pour parler d’eux-mĂȘmes, de leur famille, de leurs loisirs et de leurs succĂšs. Il faut se concentrer sur eux, les regardant dans les yeux en hochant la tĂȘte montrant sa comprĂ©hension, son empathie et son plaisir de partager. Il y’a toute une littĂ©rature sur l’art de la conversation et l’art de poser des questions pour faciliter le dialogue avec les autres.

    Le troisiĂšme principe vise Ă  valoriser l’autre. Avant que les gens trouvent de la  valeur en vous, ils doivent d’abord se sentir ĂȘtre  valorisĂ©s par vous.  Les Giblin propose la  formule des 3 A: accepter, approuver, et Ă  apprĂ©cier.

    Accepter l’autre comme il est (et non comme nous aimerions qu’il soit) lui permet de se dĂ©tendre et de s’ouvrir dans un environnement de paix et d’harmonie. Quand quelqu’un est constamment critiquĂ© et jugĂ© pour tout ce qu’il fait, il adopte une posture de rĂ©serve qui rend l’amitiĂ© presqu’impossible. Il faut aussi comprendre que l’acceptation ne signifie en aucune façon que vous approuvez les faits et actes de la personne. En acceptant les gens comme ils sont, ils commencent Ă  dĂ©sirer notre amitiĂ© et s’ouvrent Ă©galement Ă  notre influence et Ă  notre leadership.

    Approuver l’autre va au-delĂ  de son acceptation. C’est d’apprendre Ă  dĂ©celer et Ă  mettre en exergue des actions et des talents spĂ©cifiques de la personne. En vue d’approuver quelqu’un, vous devez ĂȘtre Ă  la recherche d’attributs que vous respectez et admirez chez lui.

    ApprĂ©cier quelqu’un c’est lui communiquer qu’il est un ĂȘtre spĂ©cial dans votre vie, pas simplement un autre visage dans la foule. ApprĂ©cier est le contraire de dĂ©prĂ©cier. Quand quelque chose se dĂ©prĂ©cie, il perd de la valeur, mais quand il s’apprĂ©cie, il gagne de la valeur.

    Le quatriĂšme principe du grand art de l’amitiĂ© est la construction d’une vision partagĂ©e de l’avenir. L’amitiĂ© s’enrichit  à partir des expĂ©riences partagĂ©es. Inversement, lorsque des amis n’ont pas une vision commune, ils n’ont pas d’expĂ©riences communes Ă  partager et finissent par perdre les liens qui les ont rĂ©unis.  Nous avons tous eu des amis d’enfance avec lesquels nous n’avons aujourd’hui aucun contact. Ces amitiĂ©s meurent parce qu’elles ne sont pas entretenues par la flamme et la passion de la vision partagĂ©e.

    La vision commune de dĂ©part peut ne pas ĂȘtre partagĂ©e par l’autre. C’est le moment pour exercer le grand art de l’amitiĂ© pour faire preuve d’empathie l’un vers l’autre.  Quand un ami traverse une Ă©preuve qui peut l’écarter de la vision commune, c’est important d’ĂȘtre prĂ©sent pour l’Ă©couter, le comprendre, sentir ses Ă©motions et lui faire preuve d’empathie  tout en rĂ©orientant son attention vers des solutions.
    Qu’est-ce que l’amitiĂ© si elle n’est pas fidĂšle et loyale Ă  l’autre en cas de besoin?  Un vĂ©ritable ami ne quitte pas la scĂšne quand la vie devient dure pour l’autre. C’est le moment de faire preuve de courage. Et s’il s’agit de diffĂ©rends entr’amis, c’est le moment d’adopter le principe de la rĂ©solution des conflits (voir blog antĂ©rieur sur Leadership et RĂ©solution pacifique des conflits) et d’adresser la situation avec le respect de la fidĂ©litĂ© et de la vĂ©ritĂ©.  A cĂŽtĂ© de la vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme, la fidĂ©litĂ© est le principe le plus prĂ©cieux dans une vĂ©ritable amitiĂ©, formant le ciment qui tient ensemble les amitiĂ©s pendant les tempĂȘtes de la vie.

    Enfin, les amis doivent apprendre Ă  cĂ©lĂ©brer leurs victoires ensemble. Il faut  ĂȘtre tout aussi joyeux pour la victoire de ses  amis comme si c’était sa propre victoire. Les amis ne sont pas jaloux les uns des autres, ni n’entretiennent de compĂ©tions les uns contre les autres.  Les amis doivent rĂȘver ensemble, rire ensemble, lutter ensemble, conquĂ©rir des victoires ensemble, et cĂ©lĂ©brer ensemble. Faites savoir Ă   vos amis combien vous admirez leurs forces, leurs talents. Faites savoir Ă  vos amis que vous ĂȘtes fier de leurs succĂšs et d’ĂȘtre leurs amis.

    La vĂ©ritable amitiĂ© est un grand art. C’est un produit qui rarĂ©fie surtout dans l’actuelle gĂ©nĂ©ration du “Moi”. C’est la raretĂ© de l’amitiĂ© qui donne de la valeur Ă  l’amitiĂ©. La meilleure façon de trouver de vrais amis est d’en ĂȘtre un pour les autres. Dans la vie, si quelqu’un identifie un couple d’amis de cette qualitĂ©, alors il est un homme comblĂ©. Il faut faire l’engagement personnel Ă  donner plus Ă  chaque relation que vous en recevez.

    Apprendre Ă  faire des amis vient avant le leadership. Le leadership est l’influence des autres. Le leadership ne peut pas s’exercer sans la construction de relations Ă  travers une communautĂ© de gens.

    Roosevelt Jean-Francois

     

  • Leadership, Conflits et CommĂ©rages!

    L’une des bombes Ă  retardement dans les relations est la communication sous-terraine, appellation pudique pour les commĂ©rages, Tripotay, Zin . Il se passe quand une partie se sentant blesser, mais refuse de s’asseoir avec l’autre partie pour rĂ©soudre le conflit, invite d’autres soi-disant amis Ă  prendre part aux discussions.

    Le commérage détruit la relation. Le zin sape  la confiance et détruit la réputation. Mais en considérant beaucoup sa réputation que son caractÚre, on commence à  glisser sur la pente descendante de la diffamation et les atermoiements de résolution des conflits.

    Je reviens sur le thĂšme que j’ai dĂ©veloppĂ© dans mon blog d’hier sur le leadership et la rĂ©solution des conflits. J’ai eu plusieurs rĂ©actions. La plupart  d’entre elles font rĂ©fĂ©rence aux conflits entre groupes rivaux ou des conflits entre Etats. Mais, je suis plus intĂ©ressĂ© par les conflits personnels, individuels, entre couples, entre amis, Ă  l’intĂ©rieur d’une famille, d’une communautĂ© Ă©tablie sachant que les Etats ont leur propre moyen de rĂ©soudre leurs problĂšmes : la force et la guerre. Les individus qui sont appelĂ©s Ă  vivre ensemble dans un mariage ou Ă  travailler ensemble dans un espace de production ou dans la construction d’une communautĂ© doivent adopter le processus pacifique de rĂ©solution des conflits. Sauf si l’un ou l’autre dĂ©cide d’aller en prison pour violence domestique.

    Je veux me concentrer sur les conflits personnels sachant qui sait rĂ©soudre pacifiquement ses conflits avec d’autres peut appliquer son modĂšle Ă  des groupes plus larges parce que le principe est le mĂȘme. Mais l’inverse n’est pas nĂ©cessairement vrai. Comme je l’ai notĂ© l’autre jour dans un blog antĂ©rieur, de la mĂȘme façon qu’on parlait de pays en dĂ©veloppement, de pays sous-dĂ©veloppĂ©s  au 20Ăšme siĂšcle Ă  partir de certaines notions comme le PIB; aujourd’hui on parle de personne en dĂ©veloppement,  de personne sous-dĂ©veloppĂ©e Ă  partir des indices du dĂ©veloppement de la personne  qui sont le leadership personnel, l’intelligence Ă©motionnelle, la capacitĂ© relationnelle et la croissance personnelle. Ces attributs sont Ă  la base du dĂ©veloppement et de la croissance des communautĂ©s, des entreprises et des Etats.

    J’ai eu l’occasion d’assister rĂ©cemment un couple ami qui traverse des difficultĂ©s dans leur foyer. Nous avons eu l’occasion de nous rĂ©unir en plusieurs occasions pour trouver des solutions. Jusqu’ici ça avançait dans la bonne direction et ils se sont mĂȘme entendus pour organiser une fĂȘte de famille ensemble et inviter des amis. La fĂȘte a bien eu lieu. Et Ă  la fin, grande a Ă©tĂ© ma surprise de voir ce couple sur le trottoir avec quelques invitĂ©s enquiquineurs pour dĂ©baller, chacun de son cĂŽtĂ©, leur linge sale.

    Encore une fois, un autre blog de Orrin Woodward, penseur Ă©mĂ©rite et guru du leadership global, vient Ă  point nommĂ©. Orrin Ă©crit que les relations conflictuelles sont des bombes Ă  retardement et le rĂŽle des leaders c’est de les dĂ©samorcer et de la maitriser. Il faut Ă©viter des commĂ©rages, des zins et des ragots qui ne peuvent qu’envenimer la situation.

    Les dirigeants de n’importe quelle ville Ă  succĂšs  dĂ©veloppent des procĂ©dĂ©s spĂ©cifiques pour traiter les dĂ©chets. Ils Ă©tablissent un systĂšme pour rĂ©soudre ce problĂšme. Ce qui inclut : la cueillette des ordures, la transportation, l’incinĂ©ration  ou la mise en dĂ©charge, etc
 et ils peuvent mĂȘme aller plus loin en transformant ces ordures en Ă©lectricitĂ©.  Pouvez-vous imaginer ce qu’une ville pourrait ressembler si elle n’avait pas de plan spĂ©cifique pour gĂ©rer les dĂ©chets? Il en est de mĂȘme dans notre vie, il faut avoir un plan pour gĂ©rer les conflits (ordures) dans son organisation, sa famille, sa communautĂ©. Il faut  les rĂ©soudre Ă  la source.

    Orrin Woodward compare le conflit au feu, plus facile Ă  Ă©teindre quand il est petit, mais pratiquement impossible Ă  gĂ©rer quand il n’est pas traitĂ© rapidement. Imaginez que vous allez au lit le soir, et regardant au coin de votre chambre, vous remarquez une petite flamme vacillante, mais, vous dĂ©cidez de l’ignorer, d’aller au lit, en pensant de l’éteindre dans la matinĂ©e. Ceci n’est pas un bon plan si vous aimez votre maison. Tout comme, ne pas traiter les conflits n’est pas un bon plan, si vous voulez maintenir vos relations.

    Mais en cherchant Ă  rĂ©soudre vos conflits personnels et intimes (dans le cas d’un mariage), je crois qu’il faut Ă©viter des scĂšnes publiques et d’impliquer trop de gens dans vos affaires et surtout de vous justifier devant eux tout en harcelant l’autre partie. Ce qui laisse l’amertume, le ressentiment, la haine et le  prĂ©judice moral.

    Plus d’animaux dans la cage, plus de « doodoo ». Suivez mon regard ici sur ce concept. Nous sommes tous des ĂȘtres humains imparfaits.”Doodoo se produit.” Et “Doodoo” aura lieu dans toutes vos relations. MĂȘme au sens propre, on doit se fermer derriĂšre une porte pour produire son dodoo et s’assurer de le chasser. Et mĂȘme si c’est son dodoo, on n’aime pas l’odeur. Encore pire pour celui des autres.

    Et pire encore, si on s’amuse cyniquement  Ă  aller au fonds de la fosse (sans aisanse) pour dĂ©terrer le doddoo de son partenaire et celui-ci en fait de mĂȘme  pour s’attaquer l’un l’autre Ă  battons rompus  sous le regard amusĂ© et pince sans rire  du public.

    L’une des bombes Ă  retardement dans les relations est la communication sous-terraine, appellation pudique pour les commĂ©rages, Tripotay, Zin . Il se passe quand une partie se sentant blesser, mais refuse de s’asseoir avec l’autre partie pour rĂ©soudre le conflit, invite d’autres soi-disant amis Ă  prendre part aux discussions.

    Le commérage détruit la relation. Le zin sape  la confiance et détruit la réputation. Mais en considérant beaucoup sa réputation que son caractÚre, on commence à  glisser sur la pente descendante de la diffamation et les atermoiements de résolution des conflits.

    La meilleure façon de rĂ©soudre un conflit c’est d’avoir le courage d’avoir une conversation avec l’autre partie. Et la mĂ©thode de Orrin Woodword en cinq Ă©tapes que j’ai rapportĂ©e hier est un  modĂšle bien efficace.

  • Conversation with Christianna Amanpour

    It was hot and very hot on the tarmac of the haitian Toussaint Louverture airport in Port-au-Prince. Military planes from the US, Canada, Venezuela landed and took off one after the other leaving and bringing  noise to kill your ear drum.

    At 5:10 pm local EST, I was told that my charter flight to Santo domingo previously scheduled to 3:30 pm will finally depart. I streched my legs and pulled my carry on to a bus to drive us to the plane.

    Next to me, a very familiar TV  face. I got closer and she smiled.

    “You lok someone I know”, I said.

    “Really”, she replied with a big smile . 

    “”Are Crhistianne Amanpoor”, I asked. She said yes… handind her right  hand  for a firm handshake.

    I told her my name and smiled.

    It was impossible to start a conversation. The noise from the  planes  reactors were against us.

    I stood by her and confirmed we’re on the same flight to Santo Domingo.

    We got on the bus. She sat behind me. My thinking was on the questions I would have for her and how to secure my seat on the plane next to her.

    I got off the bus and opened the door for her. She thanked me and fired her first question.

    “How long have you been here”, she asked .

    She also asked me about my family, wife, kids, father and mother.

    We were still on the tarmac  ready to board the Cessna Jet.

    She was with a CNN crew of 7 members.

    I made sure she boarded first and I got on the plane right after her. She sat by the window and put her briefcase on the place next to her.

    “Would you mind if I sit here and have a conversation with you Christianna”, I asked her.

    “No not at all”, she replied moving her briefcase to the floor and inviting me to sit.

    We had a casual conversation on what I do as a journalist and about CECOSIDA and relationship with Kaiser Family Foundation and the Caribbean Broadcast Media Partnership.

    She says she likes what CECOSIDA is doing with sms to provide emmergency information service and partnership with Thompson reuters Foundation.

    I told her about my project to do a training session for haitian journalists on Trauma.

    She asked question; then  paused, knocking her head up down, smiled and silenced. Her 3-4 seconds silencincing, her eyes on my eyes were the most empathic moments.

    Then, I asked her how long she has been with CNN> She said 26 and a half years. 

    I said 26 years… and she said and a half… laughing a loud… lol.

    We had a conversation a battons rompus in French and English. She told me she started at the bottom … doing everything… in the newsdesk …

    About Haiti, she told me, the worse is already done. now is the time to look for the better. And even after the cameras will go, the international community will remain engaged in the country.

    She questioned me about Haiti’s history, the soul of the people.

    She compared haiti to nowhere. “It’s not Africa and it’s not America”, she said this is a unique place, with unique people and unique history.

    Our plane left PaP.

    She checked her blackberry. I took time to send a quick post on Facebook telling my friends that I’m traveling by Christianne Amanpour.

    She took out  a book, a novel of marie-Claude Chauvet I read in French: Amour , Colere and Folie (love, wrath and madness).

    We spoke about litterature. Haitian writters, Us writters.

    She silenced a minute looking through the winddow the haitian landscape. She siad what a beautiful country showing me the pink rays of the sunset on the mountains.

    She gave me  her contact information and I gave her my card.

    “Plaese, if you come to New York, let’s continue our conversation”, she told me.

    We passed the immigration service in santo domingo leaving her with her team .