Tag: Rwanda
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Haïti n’est pas le Rwanda
Mon cher rooseveltMerci pour ton blogue et je te soumets la réaction que m’inspire ton sujet sur le Rwanda.A propos du Rwanda, je serais tenté de voir un lien avec notre pauvre pays. Sauf que dans le cas de ce pays des grands lacs africains, les habitants ont toujours été soumis depuis leur indépendance a des régimes sanguinaires sur fond de luttes tribales qui empêchent tout projet citoyen.Kagame, grand bénéficiaire du massacre des tutsis a trouvé un terrain fertile à l’etablissement de son pouvoir personnel et brutal, avec la bénédiction de la communauté internationales, disons mieux des cousins anglo-saxons. Alors que de notre côté, les Haitiens se sont toujours battus pour avoir un régime démocratique contre les velléités dictatoriales des prétendants.Notre histoire nationale, n’en déplaise à certains historiens paresseux, gagnés a la facilité, n’est pas un echec total sur le plan de l’expression de la démocratie. Les Haitiens ont connu des moments d’explosion des idées et des libertés politiques. Notamment sous Boyer (1818-1843) avec des dirigeants de la trempe de David Saint-Preux, Hérard Dumesle, Honoré Féry, etc.Doit-on oublier les passe d’armes entre les parlementaires libéraux et nationaux vers le milieu des années 1880 avec Demesvar Delorme, Boyer Bazelais, Edmond Paul..; 1946 avec les Hudicourt, Saint-Lot, Mesmin Gabriel, Déjoie, etc…Qui parmi les nations européennes a fait mieux qu’Haïti au 19e siècle? Sans doute l’Angleterre et les Etas-Unis en Amérique alors que les autres ont été soumis à des régimes de fer..Nous sommes vraiment deux pays semblables par la démographie, par la superficie et aussi par la couleur de peau. mais a mon avis la différence s’arrête là; même s’il faut reconnaitre le leadership de Kagame, l’homme fort qui a réussi a placer son pays sur la voie du progrès.Il est à souhaiter que les Haitiens tirent le plus grand avantage de l’expérience rwandaise tout en veillant a ne pas importer la méthode d’un autre age de ce leader africain.amitiés.Gesler -
La dictature démocratique: le cas du Rwanda
Bob Néré, dans les années 80, avait une rubrique sur radio Métropole intitulée “La politique des autres”. Chaque matin en allant à l’école, je prenais plaisir à l’écouter comment il analysait la politique des autres tout en laissant à ses auditeurs le soin de se faire eux mêmes des idées et réflexions.
En ananlysant ce qui se passe au Rwanda aujourd’hui, j’ai en mémoire la pensée Nérée de s’auto-analyser à partir de la vitrine des autres.
Au Rwanda, Paul Kagame a une victoire largement large. Près de 95% avec une large participation de l’électorat et une mise à l’écart en coupe réglée de l’opposition.
Questionnée sur la participation de l’opposition et des accrocs aux droits humains, Kagame répond que ce n’était pas à lui de créer une opposition et qu’en cas de réélection, il maintiendrait son objectif de soutenir la croissance économique.
“Nous sommes bien partis et nous voulons attirer davantage d’investissements dans le pays et faire croître nos échanges commerciaux dans la région et au-delà. Je veux consolider cela et poursuivre la croissance”, a dit le chef de l’Etat sortant.
A lire les dépêches de presse, c’est l’introduction de la démocratie multipartite en 1990 qui a conduit au génocide de près d’un million de Rwandais dans des guerres tribales et ethniques.
Aujourd’hui, le Rwanda a un homme fort. Il s’appelle Paul Kagame. Il est originaire de l’armée. A présidé un povoir de facto. A organisé ses propres élections avec la participation de seulement 3 partis issus du même courant . Et il se succède à lui même en censurant la presse et les médias. Rien de plus dictatorial.
Mais, la majorité au Rwanda n’est pas silencieuse. Elle a appris à ne pas attendre l’aide internationale mais à chercher des investissements et des marchés. Son économie grandit. Il y’a plus d’opportunités d’emplois. L’Etat a le contrôle et non les ONG’s et agences internationales. De plus, elle organise des élections. Rien de plus démocratique.
Voici donc un cas de dictature démocratique. Dictature éclairée. Et un modèle bien adulé par Bill Clinton.
Quelles sont les similitudes entre ce qui se passe au Rwanda et Haïti? La croissance économique est elle plus importante que la démocratie? Le leadership Kagame peut il être de mise en Haïti?
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Elections au Rwanda: des leçons de leadership pour Haïti
Je suis intéressé par ce qui se passe au Rwanda pour voir les similutudes avec Haïti et dégager des leçons de leadership à partir de la réalité de ces deux pays qui n’est pas du tout la même.
Les Rwandais vont aux urnes ce lundi pour la deuxième fois depuis 1994 après près d’un million d’entre eux se sont entretués dans des guerres tribales ethniques. Une fraction de l’armée conduite par Paul Kagame a mis fin à la guerre et a occupé le pouvoir. Kagamé s’est fait élire pour un premier mandat et est déjà rassuré de se succéder à lui même dans le vote d’aujourd’hui.
Kagame, malgré ses grands écarts démocratiques, est partout bien accueilli. Son action en faveur de la reconstruction, de la promotion des femmes, de l’augmentation de la production agricole et d’une hausse des revenus, qui ont triplé, est saluée tant sur la scène internationale que dans le pays.
Bill Clinton présente le Rwanda comme un modèle de succès. Le pays s’est hissé à la 77 ème place au rang des pays en développement avec un taux de croissance avoisinant les 11% malgré la crise de l’économie globale.
Kagamé a opté pour l’apport en investissments étrangers en concluant des accords avec des firmes américaines dont COSTCO pour la vente des produits agricoles et limité la pénétration de l’aide internationale à travers les ONG’s et les agences multilatérales qui est devenue la nouvelle arme de conquête.
Les performances économiques du Rwanda sont plus en vue que les pratiques autoritaires du pouvoir. Des candidats d’autres partis ont été écartés; d’autres arrêtés et menacés. Des journaux ont été suspendus, des journalistes et actvistes réduits au silence.
La grande majorité des Rwandais et l’élite économique locale préfèrent ouvertement ce climat politique. Les Rwandais restent hantés par le souvenir du massacre de quelque 800.000 Tutsis par des extrémistes hutus.
Or, c’est la bamboche démocratique après l’introduction de la démocratie multipartite au Rwanda au début des années 1990 qui a conduit en partie à ce génocide par la montée d’idéologies ethniques radicales.
Aujourd’hui, la stabilié retrouvée et la croissance économique instaurée, le président Kagame redoute qu’un élargissement de l’espace démocratique introduise le “loup dans la bergerie”, dit un diplomate occidental dont les propos sont rapportés par l’agence Reuters.
Le leadership Kagame se résume à sa pleine détermination pour le contrôle local des affaires du pays, son réseau international et ses bonnes performances au niveau de l’économie.